Paiements sécurisés, Stéphane Chemier (ex Verifone) rejoint Voxpay

Publié le 12 juillet 2022 par Magazine En-Contact
Paiements sécurisés, Stéphane Chemier (ex Verifone) rejoint Voxpay

Lundi 2 mai 2022, Stéphane Chemier faisait ses débuts chez Voxpay en tant que Directeur Commercial. Il débarque de chez Verifone où il a pu, entre autres choses, mettre en place la solution de paiement par téléphone sécurisée pour le Crédit Agricole Payment Services (CAPS). Après une carrière déjà bien remplie, effectuée jusque-là au sein de multinationales, le voilà qui découvre l’univers de la start-up, locale s’il vous plaît. Mais l’agilité et la capacité d’adaptation, l’ancien militaire connaît. Portrait. 

Franck Méchineau et Sami Zaiter – © Emil Hernon

De la nécessité d’agir 

En pleine pandémie de coronavirus, coincé dans son appartement du seizième arrondissement qui fait face à l’hôpital Henri Dunant, Stéphane Chemier ne se tourne pas longtemps les pouces. Il se porte volontaire à la Croix Rouge pour organiser la navette des soignants de leur domicile jusqu’à l’hôpital et vice-versa. Départ à quatre heures trente du matin, avant de commencer sa journée de travail trois heures plus tard, puis de raccompagner les soignants chez eux le soir venu. Dans le même temps, Stéphane travaille toujours chez Verifone. C’est d’ailleurs pendant la pandémie qu’il mène les négociations pour implémenter la solution Voxpay pour le Crédit Agricole Payment Services (CAPS). « Cela faisait un moment que j’étudiais les solutions de paiement à distance sécurisé et j’avais déjà présenté Voxpay. Quand la pandémie est arrivée, le client s’est rendu compte de l’utilité de la solution, qu’on a montée en un temps record. Ça a été un très beau succès commercial. » La solution française possède le plus haut niveau de sécurité bancaire, normée PCI-DSS et répond à 12 critères principaux et plus de 300 exigences secondaires. Une solution qui s’est révélée des plus opportunes quand, en plein confinement, les commerçants n’ont eu d’autre choix que de s’en remettre au click and collect et call and collect. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Voxpay, jeune startup qui permet de payer par téléphone sans communiquer à quiconque ses coordonnées bancaires en les composant sur un clavier de téléphone, et de ses deux fondateurs, Franck Méchineau et Sami Zaiter. Entre ces différents protagonistes, l’idée fait son chemin que Stéphane, qui aimerait découvrir autre chose qu’une multinationale pour le dernier tiers de sa carrière professionnelle, pourrait les rejoindre. « En multinationale, nous sommes des agents opérationnels. C’est vraiment du top down, encore plus dans des sociétés américaines. On est performant mais focalisé sur le delivery. La startup demande de la curiosité, de se demander comment le marché se comporte, quelle va être la solution de demain, de l’agilité intellectuelle. Et comme on a une structure financière plus petite, on ne peut pas se permettre de jeter quelques pierres dans l’eau et de voir ce que ça donne. » Mais la startup grandit, avec quatre nouvelles embauches en 2022 sur les personnes qu’elle emploie. 

 

Soyez sympas, rembobinez 

Stéphane Chemier a commencé sa vie professionnelle bien loin de l’univers des startups, dans l’armée. Il a à peine dix-sept ans quand il s’engage sous les drapeaux. Mais c’est une vocation qu’un accident le force à abandonner. Stéphane a la franchise de dire que la déception fut dure à encaisser et que changer de fusil d’épaule a été alors psychologiquement compliqué : « J’ai obtenu une spécialisation génie génétique et microbiologique. Je n’arrivais pas à faire le deuil. Quand on a une ambition et une passion, et qu’on nous la supprime, on se retrouve un peu démuni et en sustentation dans l’air, ne sachant pas quoi faire. Donc j’ai décidé de changer de région et d’aller chercher le Sud. » “ Il y a du linge étendu sur la terrasse, et c’est joli”. C'est alors à Montpellier que Stéphane suivra son cursus d'école de commerce et espère par la suite se faire une place au soleil. A l’armée, on lui a inculqué la solidarité du groupe vs celle de l’individu : « je suis vraiment dans un management collaboratif avec une notion haute du groupe. » Mais les sinécures ne sont pas vraiment faites pour lui : « mon leitmotiv, c’est de ne pas revenir tous les quatre matins dans le même bureau, c’est quelque chose que je ne sais pas faire. » Il rentre vite alors dans la monétique bancaire et, en prenant des responsabilités, se trouve happé par Paris. Deux expériences d’un an en Espagne, à dix ans d’écart, en 1996 et 2006, lui donneront un autre aperçu du sud qu’il apprécie longtemps, des dîners commencés et prolongés tard dans la nuit. Il lance aussi sa propre entreprise de placements financiers et immobiliers mais un nouvel accident le conduit quelques mois à l’hôpital. Le travail en groupe lui manque également et la solitude ne lui sied guère. Quand on lui demande si un film l’a marqué récemment, il nous dit qu’il est « un très mauvais spectateur mais que Into the Wild l’a beaucoup marqué, qui met précisément en scène l’illusion qu’on peut se débrouiller seul. L’esprit collectif donc, encore une fois, qui se concrétise également dans la façon dont Stéphane nous parle de ses deux filles et de sa conjointe ou d’un restaurant qu’il affectionne “Le Petit Nico”, tenu par un ami, à quelques mètres du boulevard Pereire. On ne s’étonnera pas de le voir souvent à son bureau, même si Voxpay, comme toute entreprise à la page qui se respecte, pratique largement le télétravail.

 

Photo de une: Stéphane Chemier dans les locaux du magazine En-Contact - crédit © Malpaso RCM

 

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Les Cahiers de l'Expérience Client by En-Contact n°5

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