Les essentiels de la parfaite hôtesse, l’agence Maristel’O s’explique

Publié le 13 juin 2023 à 09:08 par Magazine En-Contact
Les essentiels de la parfaite hôtesse, l’agence Maristel’O s’explique

Ci-après, un poil d’explications sur ce document qui a animé la quinzaine à Roland-Garros, (le Guide de la parfaite hôtesse, tel qu'il a été dénommé) , des explications qui rappellent utilement la distinction entre une charte et un règlement intérieur. 

On peut recommander à une hôtesse de s’épiler, un type de maquillage, pas le lui imposer, notamment dans un règlement intérieur. Et une tribune, rédigée par la fondatrice de l'agence. 

Le rappel des faits : 

L’agence Maristel’O est l’une des 3 agences d’hôtesses qui collabore avec la FFT et délègue des hôtes et hôtesses lors du tournoi de Roland-Garros. C’est bien cette agence qui a rédigé et diffusé un guide de bonnes pratiques, ce fameux document qui a créé la polémique voici deux semaines. Il n’a pourtant rien d’illégal.  

Une partie de l'équipe de Maristel'O à Roland-Garros

3 questions à la fondatrice de l’agence, Christelle Triboulet. 

Si j’ai bien compris, c’est donc l’agence Maristel’O qui aurait publié ce guide, qui n’en est pas un ?

CT : En effet, il s’agit d’un ensemble de recommandations, consignées dans un simple document Powerpoint, que nous avons pensé utile de partager avec les collaborateurs qui sont envoyés sur le Tournoi. Mais il est diffusé également lors des autres évènements, manifestations sur lesquels nous déléguons des collaborateurs. 

Une mention marginale sur l’épilation qui y figurait, sera à l’évidence enlevée suite à toute cette polémique évoquée par le Parisien. Avec certains collaborateurs, notamment les plus jeunes, ça peut être utile de préciser des choses qui ne s’imposent pas à tous comme des évidences.

Il ne s’agit donc pas d’un règlement intérieur, que vous leur demanderiez de signer, valider et qui pourrait occasionner des sanctions, comme lorsqu’on n’applique pas des dispositions importantes d’un règlement ?

CT : Non, en aucun cas et la distinction est importante. 

Serait-ce lié à une 1ère collaboration avec la FFT et le tournoi qui vous aurait incité à sécuriser tout ce qui pourrait créer une prestation non conforme ?

CT: Non, nous collaborons avec la FFT, la Fédération Française de Tennis  et sommes heureux de le faire depuis longtemps, quasiment depuis la création de l’agence. 

Propos recueillis par MJ.

« Un poil d’explications »

Ci-après, la tribune qui nous a été adressée par Maristel’O et que nous publions dans son intégralité. « A chaque saison sa polémique. Comme un marronnier journalistique, le tournoi de tennis de Roland- Garros charrie tous les ans son lot de stéréotypes éculés. Cinq ans après l’ouragan “Me Too“, la “cancel culture“, le “Wokisme“, quel que soit le nom que l’on lui donne, a envahi la sphère économique. 

On prend les femmes pour des plantes vertes“, On nie leur professionnalisme, en les enfermant dans un rôle de potiche“. Roland Garros ! Un monde “rétrograde, sexiste et misogyne“ : autant de poncifs retrouvés depuis le début du tournoi sur les médias et réseaux sociaux, qui nous ont amenés à prendre la parole afin de rétablir une réalité très loin des clichés véhiculés.

Le Bottin 2023 sortira en septembre

Maristel’O a toujours respecté et mis en lumière les femmes et les hommes qui font sa force et sa richesse, et ce, dans une vision très éloignée du sexisme ordinaire mis à la une ces derniers jours. 

La diversité, la lutte contre la discrimination et l’égalité des chances sont au cœur des enjeux de notre agence. Signataire de la charte de la diversité, nous nous sommes également engagés dans un processus de certification auprès de l’ONU, afin d’adhérer au Pacte des Nations Unies. Un pacte qui vise notamment au “respect et au soutien des droits de l'homme“ dans les relations de travail. En particulier :

en offrant aux salariés des conditions de travail sûres et saines ;

- en veillant à la non-discrimination ;

- en assurant à tous, une réelle égalité des chances.

Depuis sa création il y a plus de 20 ans, Maristel’O a toujours eu à cœur, de privilégier la mixité de ses équipes, de donner sa chance à tous et de faire évoluer vers des postes à responsabilité des collaborateurs venus de tous les horizons. C’est aussi et sans doute tout cela qui fait sa force auprès de ses clients. 

Et maintenant, de quoi parle-t-on ? D’un dress code regroupant un ensemble de recommandations, visant à s’assurer que les équipes, aussi bien les femmes que les hommes, auront une présentation soignée et une tenue adéquate. Et ce dans un métier d’image et de représentation. 

En quelque sorte, un “flexi dress code“ qui fait aussi la part belle à la personnalité de chacun. Très loin des stéréotypes sexistes et dans tous les cas du “soit belle et tais toi“, relayé par la presse. Une vision totalement dépassée de nos métiers. 

On leur impose des tenues parfois contradictoires avec le métier qu'elles doivent faire parce qu'on leur demande de mettre des talons alors qu'elles doivent beaucoup marcher“ déclare Sophie Binet, la n°1 de la CGT au Figaro. Faux : la basket et la ballerine sont les choix premiers pour nombre de nos évènements. L’escarpin, plus rare étant réservé aux soirées et évènements protocolaires.

Pourquoi un tel déchaînement médiatique ? Demander à ses équipiers de respecter un “code d’apparence“ empêcherait-il de faire le choix de la diversité et de l’inclusion ? Notre profession serait-elle “un poil sexiste“ ? En recommandant une épilation aux hôtesses, sexualise-t-on leur corps, comme le certifie l’écologiste, Sandrine Rousseau ? Car toute cette polémique aberrante, se résume bien à un problème de “poils aux pattes“, comme le mentionne avec humour sur LinkedIn notre consœur, l’agence Mahola. 

Les choses sont sans doute plus simples que cela. Elles ne relèvent en rien d’une obligation, mais avant tout du bon sens.

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