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Brevo augmente ses tarifs de 33% par mail. Armand Thibergé, fan de Gabriel Zucman ?

Publié le 15 juillet 2026 à 11:30 par Magazine En-Contact
Brevo augmente ses tarifs de 33% par mail. Armand Thibergé, fan de Gabriel Zucman ?

Le leader européen du marketing automation a recruté récemment plusieurs cadres expérimentés au service marketing dont un CRO expérimenté. Ceux-ci n’ont pas chômé..

Les clients de Brevo ont en effet reçu ce jour un mail, personnalisé, qui leur indique que le tarif de leur contrat va passer de 35.10 à 47.75 euros, soit une augmentation de 33%. 

Voir ici le screenshot du courrier :

Le PDG de la licorne française a-t-il reçu des consignes de ses nouveaux et anciens actionnaires ( Oakley Capital, General Atlantic, Bridgepoint) sur la nécessité de devenir encore plus rentable, plus vite ? 

Les salaires des 4 recrues* récemment accueillies au marketing sont-ils disproportionnés :) ? 

On a tenté de joindre le service commercial de Brevo, un CSM, notre CSM (Customer Success Marketing), sans succès. Le service commercial de Brevo ressemble désormais à celui des éditeurs anglo-saxons, injoignable par téléphone, fonctionnant sur la base de tickets gérés sur Zendesk. Dans un récent document de communication, l'entreprise indiquait servir plus de 2500 clients entreprises dans le monde, celles-ci générant un ARR, revenu net annualisé, de 179 millions d'euros. En supposant que 70% des clients soient concernés par l'offre starter, une augmentation de 30% qui ne déclencherait pas d'attrition pourrait remplir les caisses, assez vite: 30 millions d'euros, peut-être. On ne connait pas en effet le poids, certainement significatif, que pèsent les entreprises telles LVMH, Carrefour, Alltricks, etc, qui sont désormais la cible prioritaire de l'éditeur. 

30% pas 300%

Il n'est pas interdit d'augmenter ses tarifs. C'est la méthode avec laquelle on le fait qui reflète une culture d'entreprise. Mais dans le SaaS récemment, on a assisté à des pratiques de gestionnaire du détroit d'Ormuz : Silae et d’autres éditeurs de logiciels tels VMware ont en tout cas fait des émules, mais l’ex-Sendinblue reste un petit joueur. 33% ce n’est pas 300%. 

La taxe Zucman du CPaaS ? 

Au printemps, le co-fondateur de Brevo s’est fait remarquer, avec d’autres patrons français de la tech, en indiquant qu’il comprenait la logique de la taxe Zucman. Il démontre en tout cas un sacré .. talent d’anticipation. Pour payer 2%, encaissez 33% sur vos abonnements. 

Le plus inquiétant pour les clients fidèles de Brevo, et qui sont heureux d'envoyer leurs campagnes d'e-mailing, de fidéliser grâce au wallet ( une autre offre de Brevo) n'est pas là, mais dans la dégradation d'une certaine qualité de service et transparence qui ont longtemps été la signature de l'ex-Sendinblue: « Sur une facture de Brevo, que vous payez avec un an d'avance, vous ne disposez même pas de données précises sur le tarif mensuel de votre service. Pas plus que ne sont explicites les CGV, libellées en anglais » indique un vieux client de l'éditeur.

Dans le domaine des billets de concerts, des billets de train, des appareils de climatisation etc..  les consommateurs sont habitués désormais à ces augmentations de tarifs. Le pricing dynamique est désormais au coeur de la rentabilité des entreprises de tout type. Il importe de lire les CGV, conditions générales de vente, quand on s'abonne ou commande à distance. 

Jointe par nos soins, la direction de Brevo n'était pas accessible ce jour.  

*Inken Kuhlmann-Rhinow aux postes de Chief Marketing Officer et General Manager Self-Service ; Charli Idrac au poste de Chief AI & Data Officer ; Channing Ferrer aux postes de Chief Revenue Officer et CEO Amériques ; Hélène Draoulec au poste de VP Marketing.

Photo de une, Armand Thiberge © Edouard Jacquinet

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