Webhelp Compiègne : 1063 salariés, 47 grévistes. L’enfer c’est…

Publié le 10 juin 2021 par Magazine En-Contact
Webhelp Compiègne : 1063 salariés, 47 grévistes. L’enfer c’est…

Situé dans l’Oise, le centre de contacts de l’un des leaders européens du métier, le groupe Webhelp est agité ces derniers jours par une grève modestement suivie. L’enfer, c’est les autres écrivait Sartre. Et si c’était aussi parfois, de ne pas raconter le réel.

Pierre Metzger, le directeur du site de Compiègne, a beau expliquer qu’une enveloppe de plus de 30% est prévue localement composée de différentes ressources, pour discuter des NAO, en prenant notamment sur des primes CSE ou Macron, l’un des syndicats les plus virulents localement et dont l’une des représentantes a déjà défrayé la chronique, s’attache à faire croire que les centres d’appels sont une industrie proposant des conditions de travail et de salaire misérables. La grève est lancée et des caméras vite convoquées.
L’antienne est connue, parfois vraie dans certains pays ou lorsque des entrepreneurs indélicats sont aux manettes ; mais vingt ans de fréquentation sérieuse de cette industrie, de voyages et visites de nombreux centres de contacts, chez Webhelp et d’autres m’ont convaincu d’une chose : aucune industrie n’a tant travaillé sur les conditions de travail, l’expérience collaborateurs, les outils mis à disposition des formateurs pour faire évoluer les jeunes ou moins jeunes qui y travaillent. 
L’organisation demain du télétravail, le scripting des appels et des conversations en télévente, l’usage harmonieux des callbots et de l’IA sont des chantiers clés et essentiels pour lesquels les entreprises du secteur auront besoin de syndicats partenaires et constructifs. La presse locale, nationale, les chercheurs doivent raconter aussi que parfois les trains arrivent à l’heure. 

Ici en visuel, un livre qui nous avait fait bondir : les travaux de recherche qui y étaient mentionnés n’étaient fondés que sur deux exemples de centres d’appels, au métier très spécifique. Il avait pourtant été primé. 

A Romainville, à Compiègne, à Tourcoing ou à Carmaux, des centres de contacts salarient et font vivre des milliers de familles. On y teste et expérimente de nouveaux modèles. Ils méritent mieux que des représentations hâtives. 

Par la rédaction d’En-Contact

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