Toupartel : l’actualité des Sévices clients de la semaine

Le 4 décembre 2019 par Magazine En-Contact

En France et dans le monde, illustrée par ceux qui ne croient pas au callbots mais au bon vieux combiné téléphonique.

Cette semaine, on a été gâtés !

Un « Partenaire EDF » condamné à 500 000 euros pour démarchage téléphonique illégal.
Basée à Bonneuil-sur-Marne, l’entreprise Futura Internationale, spécialisée dans les travaux de rénovation et d’isolation de l’habitat a été condamnée à une amende de 500 000 euros par la CNIL pour démarchage téléphonique abusif et conservation de données à caractère personnel dans ses fichiers, également illégale.
La société fait un large usage, comme beaucoup de ses concurrents, de la téléprospection notamment dans ses locaux de Bonneuil-sur-Marne et se présente sur son message d’accueil téléphonique comme un partenaire EDF. Elle pratique de même dans ses annonces Google, comme le montre cette annonce. 
Dirigée officiellement par Mme Moreira Rodrigues et la collaboration, qui semble active, de Mr Alain Elhaik (qui apparait comme directeur des opérations sur les réseaux sociaux) l’entreprise a été condamnée après qu’un prospect a porté plainte, suite au refus exprimé et non suivi d’effets de ne plus être importuné par téléphone.
Le courtage en assurance et les travaux de rénovation sont deux des secteurs qui sont ces derniers mois les plus concernés par ces pratiques de télémarketing non désirées.

Des pratiques vertueuses, pourquoi et qui ?

Mais tous les acteurs du secteur n’ont pourtant pas recours à de telles pratiques dolosives. Ainsi, Izi By EDF par exemple, filiale du groupe énergéticien, veille à ne faire rappeler que des prospects ayant déclaré leur intérêt pour de tels travaux. Elle teste actuellement de nouveaux partenaires en téléprospection (à lire dans le N°113 du magazine En-Contact).
Bloctel et la nouvelle réglementation de l’Arcep (le plan de numérotation) sont pourtant venus réglementer et encadrer ces pratiques qui déclenchent le mécontentement partout dans le monde.

Joindre souvent son service client, pour régler ses comptes, est-il illégal ?

(The Japanese case)
Un retraité japonais de 71 ans ne s’est pas embarrassé lui de Bloctel pas plus qu’il n’a saisi les autorités de son pays pour résoudre, à sa façon, son souci d’expérience client avec son opérateur de téléphonie mobile : KDDI. Mécontent de son fournisseur, à qui il reprochait de ne pas respecter son contrat, il a appelé plus de 24 000 fois le service client de KDDI en deux ans, depuis des cabines publiques, afin de ne pas être repéré. Il raccrochait dès qu’on lui répondait. Dans les jours précédant son arrestation, il aurait émis jusqu’à 400 appels par jour.
Il a été interpellé par la police de son pays, pour entrave au fonctionnement commercial de l’entreprise ciblée. Une affaire qui rappelle celle d’un employé chinois, lequel, mécontent du sort que lui avait réservé son ex-employeur, avait créé une application de phone spoofing automatisé qui « pourrissait » les téléphones mobiles de ses ex-patrons. Parti de l’entreprise en question avec le fichier des dirigeants, il déclenchait avec son logiciel des campagnes d’appels systématiques, parvenant à saturer les messageries des personne visées. Une histoire à lire et découvrir dans Spotlight.

Pour aller plus loin, après que vous aurez ri ou médité…

Le recouvrement de créances et comment l’optimiser de façon efficace et légale, c’est à lire ici, avec le leader français.
Savoir améliorer l’efficacité de ses campagnes d’appels sortant, en appelant moins et mieux, c’est également possible. Manifone est l’un des spécialistes du sujet.

Les 33 centres d’appels orphelins de Toupargel
La date de remise des dossiers d’offre a expiré, hier à 16 heures. Confiée à un mandataire judiciaire bien connu en Haute-Savoie (l’étude de Maitre Meynet), l’entreprise qui cherche à faire reprendre ses camions, ses salariés et ses 33 centres d’appels n’est pas n’importe quelle société : Toupargel.
La vente de surgelés tout par tel, c’est la famille Tchénio* qui l’a inventée et industrialisée, depuis Saint-Civrieux d’Azergues.
On souhaite à cette ancienne gloire du secteur du surgelés de séduire un repreneur. Le dossier de reprise mentionne d’ailleurs un autre actif clé de la société : sa maitrise du dernier kilomètre.

Par la rédaction d’En-Contact

*Ils en sont les actionnaires majoritaires hormis pour la part placée sur le marché boursier.

Découvrez le Livre noir du service et de l’expérience client !

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