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Experience Elvis, like never before ! À quoi peuvent servir une vraie salle de cinéma et les moyens technologiques de restauration ?

Publié le 27 février 2026 à 14:30 par Magazine En-Contact
Experience Elvis, like never before ! À quoi peuvent servir une vraie salle de cinéma et les moyens technologiques de restauration ?

Elvis sings and tells his story like never before. Choisissez une grande salle, et allez voir sans délais EPiC : Elvis Presley in Concert réalisé par Baz Luhrmann. Les concerts donnés par l'une des plus grandes bêtes de scène de tous les temps. Des images et témoignages sonores uniques, retrouvés, restaurés. L'IA, même pas peur.

Elvis Presley © Universal 

Note du réalisateur Baz Luhrmann
« Lors de l’élaboration d’ELVIS (2022), on est partis à la recherche d’images prétendument disparues, tournées au moment de la fabrication des documentaires musicaux légendaires que sont ELVIS : THAT’S THE WAY IT IS (Denis Sanders, 1970) et ELVIS ON TOUR (Robert Abel & Pierre Adidge, 1972). 

Je me disais alors, que si on parvenait à dénicher et à restaurer ces images inédites, on pourrait s’en servir dans le film, en les conjuguant avec celles d’Austin Butler dans le rôle du King. J’ai envoyé une équipe faire des recherches dans les archives de Warner Brothers, stockées dans d’anciennes mines de sel dans le Kansas, et à la surprise générale, ils ont trouvé 69 bobines, soit 59 heures, de négatifs qui avaient très peu ou pas été montrés jusqu’à aujourd’hui. Parallèlement à cela, Angie Marchese, la vice-présidente des archives et des expositions de Graceland, a, elle aussi, exhumé des images inédites en Super 8. Il a fallu plus de deux ans pour restaurer ces images à un niveau de qualité jamais atteint auparavant. Si certains de ces négatifs avaient déjà été exploités et inclus dans d’autres films et documentaires, il restait beaucoup de plans, de séquences et d’interprétations de chansons totalement inédits. Quant aux extraits qui circulaient déjà, ils étaient généralement de piètre qualité, ayant été maintes fois repiqués. Nos équipes ont encore restauré, avec grand minutie, tous les éléments sonores, à partir de multiples sources qu’il a également fallu réunir. 

L’une des plus formidables découvertes, au cours de ce travail d’exhumation et de restauration délicat, a été celle d’enregistrements d’Elvis parlant de sa vie et de sa musique, à l’occasion de ses concerts à Las Vegas en 1970, de sa tournée en 1972 et même de ses représentations à Hawaï en 1957, dans sa célèbre veste lamée or. On ne pouvait pas passer à côté du cadeau que constituaient ces trouvailles. Elles sont à la source de ce nouveau film. 

Imaginez, qu’au lieu de simplement (re)visiter ces images de tournages et de reportages existantes, on fasse un film qui ne soit ni un documentaire ni un concert filmé. Imaginez qu’Elvis vous apparaissait dans un paysage onirique, une sorte de poème filmé, où il chanterait et vous raconterait son histoire d’une façon qu’il n’a encore jamais été donné de voir ni d’entendre. Imaginez qu’on ait la chance de pouvoir travailler avec des professionnels de l’excellence de Peter Jackson et des équipes de Park Road Post Production, et d’autres techniciens surdoués, et qu’à partir des trésors déterrés, on arrive à une qualité d’image qui n’avait jamais pu être atteinte jusqu’à aujourd’hui. Imaginez qu’on prenne des enregistrements d’Elvis, qui parle de sa vie, et qu’on parvienne à restituer sa voix avec une acuité sonore inégalée. Imaginez qu’on puisse reconstituer et remixer ses orchestrations originales, tout en imaginant ce qu’il aurait pu faire de ses classiques aujourd’hui. Imaginez que, dans un monde où l’intelligence artificielle est à même de générer toutes sortes d’illusions, on choisisse de créer des illusions à partir d’œuvres et d’enregistrements originaux, restaurés grâce à une application et un savoir-faire bien humains. C’est en imaginant tout cela qu’a vu le jour EPiC : Elvis Presley in Concert. 

Elvis nous guide à travers sa vie, par le prisme de la musique d’alors et d’aujourd’hui, grâce à un tissage d’images inédites et de prestations d’anthologie qu’il n’avait jamais été données de voir de cette façon. EPiC : Elvis Presley in Concert est une envolée dans un imaginaire musical et un hommage à l’une des plus grandes bêtes de scène de tous les temps. »

Suspicious minds
En huit ans, Elvis Presley a donné 837 concerts à l'hôtel Hilton de Las Vegas, devant un total de 2,5 millions de spectateurs. Suspicious minds a été enregistré en 1969, au sein d'un double album. Écouter ce titre et découvrir les déhanchements d'Elvis, la qualité et la richesse du groupe qui l'accompagne, suffisent à éloigner toute suspicion. 

Bruce Springsteen pour tous ceux qui l'ont vu en concert, a fait vivre à ses fans des expériences mémorables avec le E-Street Band, et ses concerts de 3h30, et son engagement. D'autres, tel Keith Jarrett sont d'un abord plus réservé. Mais leurs enregistrements, réalisés parfois sur des pianos non conformes et dans des conditions rocambolesques, permettent de découvrir cinquante ans après la performance et le génie de l'artiste. Le cinéma donne également à voir l'arrière boutique de ces sessions. Cette année, on a été servi avec et grâce à trois films, qui mettent d'ailleurs en avant l'importance des labels, tel ECM, CBS, RCA.

Photo de Une : extrait du film EPiC : Elvis Presley in Concert © Universal

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