Dites oui et c’est signé ! Après la signature électronique, la signature vocale disrupte l’expérience client
Un grand opérateur télécom français a conclu en 2025-et conclura cette année-plus de 150 000 ventes par téléphone, sans contrat écrit consécutif. Une performance conforme à la loi, rendue possible grâce à Opportunity. Depuis dix ans, l'entreprise a pris une sacrée avance sur ces sujets. Elle vient de changer d'actionnaires et de managers
Son client lui a simplement dit oui, de façon explicite, après une conversation téléphonique, menée entre un téléconseiller et le client, abonné à la fibre. Comment a-t-il procédé, peut-on conclure un contrat avec un accord vocal, l’authentifier et en conserver une preuve, longtemps ?

C’est la prouesse technologique qu’est parvenue à réaliser, depuis dix ans déjà, un éditeur français spécialisé. Alors que les ventes à distance, menées en appels sortants sont en déclin, les ventes en rebond, sur des bases de clients installés, deviennent stratégiques. L’accord vocal est légalement possible, si quelques procédures sont respectées :
« Il convient tout d’abord de conserver la preuve de la conversation qui intègre l’accord et que celui-ci soit complet, sur tous les éléments de la vente dont certains sont spécifiques, comme dans l’assurance », indique Nicolas Vian, directeur expérience client de l’éditeur concerné. « Il faut ensuite que le contrat et la conversation soient stockés chez un tiers de confiance, sans possibilité de compromission ou d’altération de la conversation ». Pendant dix ans, le client comme l'entreprise peuvent accéder à la conversation enregistrée, qui forme le contrat.
Oui je veux assurer mon chien, mon chat !
RecordSign, le produit en question, est également déployé chez un des leaders européens de l’assurance pour animaux domestiques : Assur O'Poil. Fluidifier le parcours client et être conforme, les deux obsessions des directeurs commerciaux sont conciliables. Un très grand syndic songe à faire signer ainsi les baux commerciaux. Depuis très longtemps, dans deux autres secteurs, qui brassent des milliards, on s'engage à la parole : dans les salles de marché et chez les diamantaires d'Anvers.
