La Nouvelle Vague

Le 23 septembre 2020 par Magazine En-Contact

Edito N°117// 

S’il avait plu l’été 1975 en Californie, la face du monde en aurait été un peu modifiée : cet été-là, une sérieuse sécheresse incite les propriétaires de maisons de cet état ensoleillé à vider entièrement leurs piscines. Ceci fait le bonheur de gamins de Venice Beach, quartier pauvre de LA, qui viennent tester leurs planches à roulettes dans ces étendues bleues pentues qui sont presque…offertes : il suffit d’enjamber les clôtures. Quelques-uns vont plus tard devenir des skateurs célèbres, tels Stacey Peralta ou Tony Alva. Mais la richesse et la gloire ne profiteront pas à tous de façon uniforme.
Être forcés, comme nous le sommes tous depuis quelques mois, de réorganiser nos existences, nos façons de travailler, acheter, tenter de s’équiper d’un micro-casque (les stocks font défaut), digitaliser à toute vitesse nos process de facturation, de signature de contrats, voilà comme… une sécheresse nouvelle et prolongée. On proteste mais très vite, l’urgence quotidienne consiste à trouver de l’eau, à arroser.

Le N°117 d’En-Contact

Comment choisir un bon casque pour télétravailler ? Comment s’y prend, dans une entreprise en pleine croissance, Diabolocom, une jeune femme en charge du recrutement et de la gestion des talents, un autre sacré défi ? Peut-on recréer du trafic en magasins ou solliciter, par téléphone, des prospects intentionnistes ? Pourquoi et comment fit, au fond d’un studio bricolé et tenu par un certain géant, le sieur Manset pour pondre La Mort d’Orion, il y a cinquante ans… Voilà quelques-unes des bonnes nouvelles, histoires et infos dénichées que recèle ce numéro 117, ainsi qu’un dessin : Poly, ex-Plantronics, a eu la bonne idée de représenter, sur une infographie, les différents types de télétravailleurs qui existent. Très utile, pour adapter et personnaliser son management (page 18).
Faites bon usage de tout ceci : une Nouvelle Vague arrive et l’on n’est pas forcés de craindre ou détester le mot, bien que seriné à longueur de journée : Truffaut, Louis Malle, Claude Chabrol, on aime. Et peut-être qu’en vous sommeille un Stacey Peralta* ? Que l’entreprise que vous aviez créée, avant la sécheresse (imaginons qu’elle permette d’automatiser l’expérience client digitale grâce à un nouvel Ui-Path**) va non seulement passer ce cap mais se développer sur cette vague, immense et imprévue ? Les seigneurs de Dogtown (Voir photo de Une) ne la craignent pas, ils surfent dessus, ils trouvent les piscines où s’entrainer.

Par Manuel Jacquinet

Relire tous les éditos de Manuel Jacquinet, ici.

*Stacey Peralta, né en 1957, devient à 19 ans un skateur professionnel renommé. Il a créé l’entreprise Powell-Peralta (matériel de skateboard) et a révolutionné le skateboard moderne. L’un des films qui retrace son parcours et celui de ses copains s’appelle Les Seigneurs de Dogtown.
**Ui- Path : logiciel spécialisé en automatisation de processus (RPA) reconnu comme très efficace. Ses concepteurs, roumains, ont mis du temps à rencontrer le succès. Le claim de l’entreprise est : nous concevons des robots pour que les gens ne deviennent pas des robots.

 

 

 

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