No surrender !

Le 31 mai 2017 par Magazine En-Contact

On est tous (la rédaction d’En-Contact) à Roland Garros (enfin, dans nos rêves…). Mais, pour faire croire qu’on travaille, on publie d’anciens articles jamais mis en ligne, mais fort intéressants. D’après nous…

Ma carte de vœux… musicale, à vous tous qui m’êtes chers.

Je ne me résous pas à cette mode qui consiste à envoyer ses vœux, à tous, par SMS : je suis malheureusement d’une génération qui fut « biberonnée » à l’écrit, qui croit aux attentions, même celles qui… prennent du temps et peut-être également ai-je conservé un peu de méfiance vis-à-vis des technologies qui devraient nous… changer la vie. Elles nous la facilitent. Au mieux. Il y a, par contre, un plaisir jamais démenti pour moi, depuis des décennies et c’est celui-ci que j’ai eu envie de vous faire partager, cette année : celui d’écouter un bon morceau, une belle chanson.

Les deux qui suivent durent au total presque 8 minutes : il y a trop de guitares , peut-être pour certains , un son et une production terriblement « seventies » mais…s’il vous plaît, persistez, pour les quelques bonnes raisons qui suivent :
• À la batterie, Jim Gordon, l’un des plus grands « drummers » des années 70, qui malgré son talent… passera quelque vingt ans en prison (atteint de schizophrénie, il tua sa mère à coups de marteau…). C’est le même homme pourtant qui a accompagné Clapton et fut à son époque tellement demandé qu’il était capable de jouer à Los Angeles, pour deux pour trois sessions de studio dans la journée et de reprendre un avion de retour pour rejoindre Las Vegas où il tapait sur ses fûts le même soir.

• Aynsley Dunbar, Chuck Rainey… sont également de la partie et Al Kooper à la production et aux claviers rien que ça. Quant à l’album qui contient ces deux morceaux, il fut enregistré au Record Plant Studio. N’en jetez plus : pour les fous qui ont passé comme moi une grande partie de leur adolescence à étudier les pochettes et les crédits des albums, ils comprendront. Pour les autres, une seule chose à retenir : les grandes choses se font à plusieurs… et les fous se retrouvent souvent dans les mêmes lieux ou s’acoquinent ; ils sont également généreux*, c’est même à ceci souvent qu’on les reconnaît.

• La pochette du vinyle est un chef-d’oeuvre… De liberté, de déni de toutes les règles de l’esthétiquement correct.
Plus tard, aucun de ses albums solo lui ayant permis de faire une vraie carrière médiatique, Nils Lofgren rejoindra The Boss, dont il agrémente les concerts avec ses solos de guitare et… ses back flip arrière.

Malgré leur talents, les plus grands finissent parfois très mal / il y a des lieux mythiques / rock’n’roll can never die… Je pensais à tout ceci, de façon désordonnée en écoutant très fort, « it’s not a crime » et « you lit a fire« , de Nils Lofgren-first released in 1976 et qui a été réedité voici deux ans en Dvd (mon vinyle craquait de partout) et je me suis redit que décidément, on ne perd jamais de temps à écouter des chansons.
« We’ve learned more from a 3 minutes record baby than we ever learned in school » c’est Springsteen qui le chante, dans un de ses titres – No Surrender.
Puissent donc ces deux « friandises » vous accompagner et vous faire le même effet qu’à moi même : 8 minutes de plaisir et/ou l’envie renouvelée d’en découdre avec… cette nouvelle année, pour ma part je vais demander une nouvelle nationalité : citoyen du Record Plant Studio 🙂

Bonne année et comme d’hab et plus que jamais… No Surrender !

Par Manuel Jacquinet

Un billet d’humeur paru en janvier 2013 sur ambush.fr

*Because the night, le tube qui fit connaître Patti Smith, lui fut composé et… donné par Bruce Springsteen, qui utilisait le même studio d’enregistrement que Patti Smith. il ne l’a jamais enregistré ensuite sauf en version live.

Retrouvez les billets d’humeur de Manuel Jacquinet et son édito sur Bruce Springsteen

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