L’usurpation d’identité mieux défendue à Paris, boulevard Malesherbes ? Que nenni.

Le 2 mars 2018 par Magazine En-Contact

Usurpation d’identité ? Suivez le guide et les conseils de Rouletabille, le reporter d’En-Contact, équipé d’ANACRIM et d’un logiciel de big data et de géolocalisation.

200 000 usurpations d’identité par an vs 130 000 divorces en France, l’usurpation d’identité est plus fréquente que le « vol » de son conjoint ou de l’amour. Rouletabille a procédé à une enquête géolocalisée et documentée dont il vous livre les résultats en exclusivité : un Président de la République bénéficie d’un service client plus rapide de la part des avocats que le commun des mortels.  Les détectives sont fréquemment remplacés désormais par les plateformes numériques qu’il faut contraindre à mener l’enquête. Les esprits chagrins diront qu’il suffit de relire Les Fables de La Fontaine pour parvenir aux mêmes conclusions et qu’il n’est pas utile de s’équiper d’ANACRIM. A suivre.

Si votre identité numérique est usurpée, voici le how to deal with de Rouletabille, le reporter d’En-Contact

Conseil numéro 1 : vous y préparer car un jour ou l’autre, ça vous arrivera. Conseil numéro 2 : savoir dans quel pays assigner pour obtenir justice. Conseil numéro 3 : savoir bien s’entourer, en avoir les moyens (avocats, traducteurs, interprètes). Conseil numéro 4 : être bien conscient que le quidam moyen sera moins facilement et rapidement défendu qu’un président de la République, une actrice célèbre, ou tout autre beautiful people.  Conseil numéro 5 : it’s a long way. Parfois, un premier combat doit être mené pour obtenir la collaboration des plateformes numériques (comme dans l’affaire de la Boulangerie Seramy), un deuxième s’engage ensuite pour aller dénicher, dans les pays où ils se trouvent souvent, les usurpateurs. Conseil numéro 6 : préparez-vous à tout et keep smiling, parfois l’usurpateur c’est justement le Président de la République qui se fait appeler Paul Bismuth!

Plus de 200 000 usurpations d’identité, notamment numérique, sont commises chaque année en France et portent un préjudice, parfois très grave, à plus de 320 000 victimes. La difficulté consiste souvent à identifier l’auteur de l’infraction qui est d’ailleurs fréquemment localisé à l’étranger, ce qui rend les poursuites difficiles et la procédure coûteuse. Il faut donc disposer d’argent pour entamer une procédure judiciaire, assumer les frais d’une assignation correctement libellée, obliger parfois les GAFA et autres plateformes à collaborer au recueil des éléments nécessaires pour l’enquête. Etre accompagné enfin par un conseil ou un avocat joignable et disponible et motivé. Ce matin, la rédaction de notre magazine s’est mise à la place de l’une de ces 200 000 victimes putatives et a joué au client mystère. 4 avocats parisiens ont été sollicités pour leur demander une estimation de leurs honoraires, des conseils avisés, et un délai d’intervention. Le résultat est éloquent; Betty Sfez répond vite et précisément, contrairement à Jean Ennochi :

• Jean Ennochi, qui défend Emmanuel Macron, dans un cas similaire, contacté à 12h40, « n’est pas disponible, est en réunion« , nous dit-il lui-même (en clair : t’es un nobody ? Va mourir).

• Henri de Beauregard, qui défend les usurpateurs de l’identité d’Emmanuel Macron, contacté à 12h52, « n’est pas disponible », nous dit-on à son accueil téléphonique, mais il nous rappellera.

• Maitre Sanviti, qui a écrit sur le sujet, contacté à 13h05, « ne traite plus le sujet depuis quelques années » et n’a pas de confrères à nous conseiller.

• Betty Sfez, qui a également rédigé des articles de référence sur l’usurpation d’identité, contactée à 15h05, nous accorde du temps et répond à nos questions :
Y a-t-il des avocats spécialisés sur le sujet ?
Oui, et je conseille de faire appel à des avocats spécialisés en droit du numérique.
Quelle est l’enveloppe d’honoraires à prévoir pour ce type de travail et d’assignation ?
Même s’il s’agit d’un petit commerçant et d’un dossier modeste, on ne peut rien imaginer en-dessous de 2 500 €.
Avec votre expérience, quels conseils donneriez-vous ?
-Cessez de croire que ça n’arrive qu’aux autres, ça risque fort de vous arriver
-Soyez prudent, faites attention à ce que vous mettez en ligne
-Ne croyez pas que l’avocat fera systématiquement des miracles. Ce n’est pas un magicien !

Résultats de l’enquête de Rouletabille : Betty Sfez, même si elle ne dispose pas d’un call center est donc l’avocate la plus joignable, rapide à vous répondre et précise dans ses recommandations. Cela augure-t-il de son efficacité ? A chacun de se faire son avis, mais Betty à Paris, Léna à Clermont-Ferrand, sont plus orientées clients que certains homologues prestigieux.

Affiche du film La femme du boulanger – © DR

Le clin d’oeil cinématographique

Il y a 80 ans, dans un film mythique, La femme du boulanger (adapté au cinéma par Marcel Pagnol), Aimable Castanier (Raimu), boulanger de son état, découvrait que sa femme était partie avec un berger et entamait une grève du pain. A Bourg-Lastic, Philippe Seramy s’est fait voler son identité, ce qui arrive plus fréquemment que la fin de son mariage. Il impose à Facebook de l’aider dans son enquête, sans détective, mais avec l’assistance des irlandais.

 

Une enquête menée par Rouletabille

 

Retrouvez Monsieur « La Pompadour », Dominique Anract, Président de la Confédération Nationale de la Boulangerie Pâtisserie Française.

 

 

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