Impossible n’est pas Jousset !

Le 10 octobre 2017 par Magazine En-Contact

Sophie de Menthon | © Iorgis Matyassy

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas dans l’industrie merveilleuse des centres d’appels, dont quantité de journalistes aiment à décrire… surtout la face-sombre (Cf. l’émission Cash Investigation du 27 Septembre sur Lidl et Free). Sa productrice, Elise Lucet, puisqu’elle s’intéresse au cash, pourrait aller rencontrer quelques un des brillants entrepreneurs, qui ont fait évoluer la profession, l’ont rendue même parfois Shiny et conservent un discours cash ! Frédéric Jousset en fait partie, comme en témoigne l’article paru dans Le Figaro. Mayfair (le quartier de son bureau à Londres), Petrus, Chambord… un véritable kingsman du secteur. Le moindre de ses mérites, s’il est parfois critiqué est au moins… d’assumer. Beaux-Arts Magazine, la revue qu’il a reprise, consacrera un jour, c’est sûr, un reportage aux plateaux téléphoniques.
Mais avant lui, n’oublions pas la grande dame du High Touch téléphonique qui eut, la première, le courage de parler d’un vrai métier, de proclamer qu’il pouvait y avoir de la beauté, de l’émotion, dans l’émission… d’un appel. Elle a quitté les plateaux pour se consacrer à un autre combat, tout aussi légitime : faire aimer les entreprises. J’aime ma boite, c’est la semaine prochaine. Participez ! [Voir le site : jaimemaboite.com]

La rédaction d’En-Contact

Reprise de l’article de Bertrand de Saint Vincent – Frédéric Jousset, l’art d’entreprendre,
publié dans Le Figaro le 25 septembre 2017 :

Frédéric Jousset – Webhelp | © Edouard Jacquinet

En arrivant chez Petrus, restaurant haut de gamme proche des locaux de la société dont il est le cofondateur, Webhelp, il a déposé, non sans fierté, le dernier exemplaire du magazine Beaux Arts sur un coin de table. Étoffée, modernisée, la nouvelle formule du titre qu’il a acquis l’an dernier est le premier volet d’une opération visant à faire d’une « belle marque franco-française un groupe international, diversifié et digital ». Frédéric Jousset est un homme pressé. Il court après ses passions. Il en évoque deux : entreprendre et l’art. Résumons : l’art d’entreprendre. Ce quadra longiligne, que ses collaborateurs surnomment «Largo Winch», aime ce qui va vite : les voitures, les hélicos, les devises : « Croire et oser », disait celle de HEC ; « ne pas subir », celle de l’officier du 6e RPMA. L’ancien élève se souvient également de celle du collège Stanislas : «Français sans peur, chrétien sans reproche ». Elle est signée Bayard. Rien ne le grise, – «Je ne me retourne pas, je suis dans le match» -, rien ne l’effraie. Il vient de passer trois jours de retraite dans un monastère normand, s’apprête à repartir pour Londres, siège de son groupe, où il habite. Sa femme est une réalisatrice suédoise, il a une petite fille de 15 mois, Alma, de la volonté et de l’énergie à revendre : « L’appétit vient en mangeant », sourit-il. Il pi‐ core dans son assiette. Il appartient à cette génération qui surveille son hygiène de vie, prend en compte le développement durable, reste en permanence connecté. Il résume ainsi la marche du temps : « Mon grand-père parlait latin, mon père un peu anglais, moi couramment. » Il pense « global ». Débordant d’idées, de projets – « Ça peut donner l’impression d’un bouillonnement. Mais à chaque fois, je m’associe. Et je ne me suis pas trop trompé » -, il croit aux rencontres, à l’élan de la vie. Marié à Chambord parce que c’était le château de ses rêves – une vision d’enfant, sur la route des vacances -, il y a obtenu la concession d’un hôtel de luxe. À 16 ans, il a fait le pari avec un copain d’être le premier à visiter tous les pays du monde. Il en est à 108 ; l’autre à 107 : « C’est stupide, mais j’en ai envie. » Il a financé des projets avec le Louvre pour les « publics empêchés », s’apprête à créer à Paris un « incubateur d’artistes » dans l’espoir de redonner son lustre à la capitale. Fasciné par le monde carcéral, il se verrait bien ministre de la Justice. S’il fallait une devise pour le définir, on pourrait suggérer celle-ci : « Impossible n’est pas Jousset ».

Bertrand de Saint Vincent, le 25 septembre 2017 dans Le Figaro 

Sur le même thème : Sophie de Menthon, la grande dame du high-touch téléphonique

Abonnez-vous pour accéder aux contenus exclusifs d’En-Contact !

Créer un compte

*
*
*
*
*


Commentaires

Laisser un commentaire