En avant toutes – Les femmes, le travail et le pouvoir

Le 13 juin 2013 par Magazine En-Contact

par Sheryl Sandberg, éditions JCLattès, 390 pages

Sheryl Sandberg est une des femmes les plus puissantes du monde. C’est même le magazine Time qui le dit, la classant dans sa fameuse liste des 100 personnes les plus influentes. Et, signe des temps, c’est dans le digital qu’elle a choisi de faire carrière après son diplôme de Harvard et une expérience de chef de cabinet au ministère de la défense américain. Après avoir été vice-présidente de Google, en charge des opérations et des ventes au niveau mondial, c’est désormais aux côtés de Mark Zuckerberg qu’elle officie chez Facebook, en tant que Chief Operating Officer. Sa vision du féminisme, moderne, volontaire, pratique et opérationnelle est à mille lieux de celle des chiennes de garde. En fait, par ce qu’il révèle de leurs propres faiblesses, et par la portée universelle de ses conseils,  son livre intéressera encore plus les hommes intelligents que les femmes.
« Je travaillais pour Facebook depuis un mois quand j’ai reçu un appel de Lori Goler, directrice du marketing très estimée chez eBay. Je la connaissais un peu mais elle m’a tout de suite précisé qu’elle me contactait à titre professionnel, avant d’aller droit au but. « Je voudrais poser ma candidature pour travailler avec vous chez Facebook. J’ai songé à vous téléphoner pour vous dresser la liste de ce dont je suis capable et souhaiterais me charger. Puis je me suis dit que tout le monde devait en faire autant. J’aime donc autant vous demander : quel est votre principal problème et comment pourrais-je le résoudre ? »

 » J’en suis restée bouche bée(…) Je lui ai répondu que mon principal souci venait du recrutement et que « oui, vous pourriez bien y trouver une solution ». Lori n’aurait jamais cru s’occuper un jour de recrutement, pourtant elle a bondi sur l’occasion ».

 

« Ma belle-sœur Almy Schefler a partagé sa chambre d’étudiante avec Abby Hemani, aujourd’hui au service d’un des plus prestigieux cabinets d’avocats de Boston. La ligne de démarcation entre vie privée et travaul s’est effacée pour Abby quand on a diagnostiqué à sa fille de sept ans le syndrome de Dravet, une forme d’épilepsie rare et grave. Abby raconte que ses collègues, en majorité des hommes, se sont accoutumés à la voir pleurer au bureau. Leur réaction lui a mis du baume au cœur : « Comme s’ils me prenaient pour leur fille et tenaient à me réconforter. » Abby affire qu’exprimer ses émotions lui a facilité la vie au travail en lui assurant le soutien de ses collègues et surtout des horaires plus flexibles. « Plusieurs hommes au cabinet ont connu des situations comparables avec leurs enfants malades, mais ils ne se sont pas sentis en droit d’en parler aussi franchement que moi. Au final, je pense que ma manière typiquement féminine d’entrer en relation m’a servie ».

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