« Ma préoccupation première est la reprise de l’activité »

Le 18 juin 2013 par Magazine En-Contact

Bertrand Delamarre, président-fondateur de Call Expert
Bertrand Delamarre, président-fondateur de Call Expert

Quel rôle jouent les syndicats notamment la CGT dans les évènements qui secouent le site gardois de Call Expert ?
Le centre de contacts est en effet paralysé depuis treize jours par un conflit social aux motivations confuses, avec occupation des locaux et dégradations du matériel de travail.
Tandis que la survie de nombreux sites français de prestataires est déjà compromise par les difficultés économiques de 2013 et les renégociations tarifaires souvent tendues avec leurs donneurs d’ordres, le « blocage » de l’un des trois sites de production du prestataire français a secoué l’écosystème gardois et déclenché des réactions étonnées, jusque chez le sous-préfet local, pourtant chargé de mener des négociations avec les partenaires sociaux.
Bertrand Delamarre, président-fondateur de Call Expert, dont l’absence à certaines réunions de conciliation a alimenté la confusion sur cette affaire, nous a accordé une interview exclusive.
Dans le prochain numéro d’En-Contact, nos lecteurs trouveront un article de fond sur le rôle des syndicats dans l’industrie des centres d’appels.

Le site de Saint-Christol les Alès est il en danger, et si oui pourquoi ? En avez-vous averti les salariés ?
Lors du CE ordinaire du 3 Juin 2013 nous avons présenté un point suivi de l’activité comme chaque mois. Dans ce cadre, nous avons fait part aux élus du non-renouvellement d’un contrat important au 31 Décembre 2013. Le client nous garantissait le maintient des flux, c’est à dire des volumes d’ici à la fin de l’année donc, pas d’impact sur les effectifs. Lors de ce même CE, nous avons présenté aux élus les différents prospects en cours et les moyens mis en œuvre par la direction pour saisir des opportunités commerciales. J’avais insisté auprès de nos élus qui sont également nos DS de l’importance du maintien sans faille et continu des prestations. J’ai indiqué qu’à cette date il n’y avait aucun problème d’activité et/ou d’impact sur les effectifs. Ces propos sont confirmés par le syndicat majoritaire CFDT et la secrétaire du CE, elle même de la CFDT. Pour elle, il fallait nous laisser le temps de leur apporter ces garanties.

Qui a déclenché la grève sur le site ?
La grève a donc été déclenchée par la DS CGT et fortement soutenue par l’Union locale CGT le 5 Juin. Depuis cette date, les locaux de la société Call Expert Languedoc Roussillon ont été occupés par la CGT. Nous avons fait constater par huissier ce jour le sabotage de nos installations : déconnexion de l’ensemble des ACD et T2 depuis le mercredi soir, au début du mouvement. La CGT tente de nous imputer ce dysfonctionnement. A ce jour, la liberté d’accès au site reste toute relative puisque il y a en permanence des représentants de l’union locale CGT à l’entrée de l’entreprise, prêts à libérer ou fermer l’accès selon les intervenants extérieurs comme l’illustre l’accès refusé cet après midi à un officier de la police judiciaire.

Quelles sont désormais les prochaines étapes dans ce processus ?
Une réunion de « médiation » a été fixée le jeudi 20 Juin à 11h sous l’égide de la Sous-Préfecture d’Alès. J’y serai présent.
Ma préoccupation première aujourd’hui est la reprise de l’activité.

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Commentaires

5 réponses à “« Ma préoccupation première est la reprise de l’activité »”

  1. au risque de décevoir mr burot, notre journal se fait une régle de donner la parole à toutes les parties;encore faut il que les syndicats soient en mesure d’étayer les propos et accusations de certains de leurs représentants locaux.
    ce jour par exemple, nous avons joint stéphanie mallia ,salariée de call expert et déléguee cgt;Que nous avons rappelée pour recueillir son point de vue.
    et voici quelques mois ,c’est notre maison d’édtiion qui a édité le livre rédigé par un ex salarié des centres d ‘appels sfr.
    oublieuse mémoire..
    chez free ,dans notre numéro 73 ,le point de vue des salariés ,contredisant le discours officiel.je continue ?
    hasta la vista,je vous ai connu plus rigoureux,xavier.

  2. Bonjour,

    Entièrement d’accord avec Xavier 🙂

    Dans ce genre de magazine, on donne plus souvent la parole aux patrons , PDG ou autres, mais on ne donne pas suffisamment la parole aux représentants des salariés de ses PDG ou autres.
    Dans ce genre d’article, il manque trop souvent le contradictoire.

    Ses magazines, lorsqu’ils sont sollicités par les représentants des salariés pour relater telle ou telle actu sur les centres d’appels : Ils ne répondent pas présent. Heureusement qu’il y a la Vrai presse local.

    Il y a actuellement une actu qui se joue au Maroc, avec un prestataire Français, mais cette actu n’est pas couverte par les magazines spécialisés. Cette actu devrait être portée par des journalistes, tels que ceux de Mediapart.

    Mohamed

  3. Bonjour,
    Salariée call expert de 2007 a 2010, et membre du C.E, cette entreprise n’a jamais été limpide …..! nous avons toujours soupçonné la Direction de vouloir utiliser cette société comme les kleenex !! et nous etions toujours sur la défensive………donc la situation d’aujourd’hui ne fait que confirmer ce que nous redoutions à cette époque.

  4. Bonsoir,

    Encore un article à sens unique où le coupable tout désigné est toujours celles et ceux qui luttent pour survivre.

    M. DELAMARRE serait plus crédible s’il n’avait pas déjà fait le même coup avec OPTION IMAGE.

    L’honnêteté aurait voulu que le journaliste demande à la CGT et aux salarié-e-s leur version des faits. Et ainsi il aurait pu présenter les deux points de vue.

    Pour ma part, votre article n’est qu’un publi-reportage à la gloire d’un patron voyou.

    A bon entendeur.

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