« Moi je n'ai jamais contracté de crédit chez vous ! » Sauvons les meubles
On peut émouvoir et raconter de belles histoires, avec 600 000 euros ou 45 millions. Si votre magasin périclite, n’usurpez pas l’identité de votre fille.

Lucile et Paul se retrouvent chez leurs parents, pour le bal du 14 juillet.
Sur place, ils découvrent que leur mère, Colette, est mourante. Aucun des deux n’était au courant du stade avancé de son cancer. Mais ce mensonge en cache un autre : leur mère a usurpé l’identité de Lucile pour engager des crédits à la consommation.
Dans le chaos du surendettement et face à l’urgence de la fin de vie de Colette, Lucile et Paul vont devoir dire au-revoir à leur mère et sauver leurs souvenirs. Mais pour cela, Lucile devra d’abord trouver le chemin du pardon.
Premier film de Catherine Cosme, qui officie d’habitude comme chef décoratrice, la comédie est remarquablement interprétée et évoque avec finesse les rapports intra familiaux, le danger d'avoir recours au crédit ou à des mensonges pour cacher sa dérive et maintenir à flot l’illusion d’une vie normale.
Le film aurait été réalisé avec un budget de 600 000 euros, quand le prochain biopic sur Johnny Hallyday, qui sera dirigé par Cédric Jimenez, va mobiliser un budget de 45 millions d’euros.
Vimala Pons est extraordinaire en photographe parisienne, forcée de replonger dans la vie de couple de ses parents et qui doit, par la même occasion, abandonner son jargon franglais de prestataire.
Le film passe encore en salles, à Paris.
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