Rocco Forte a oublié de payer la taxe James Bond : le gendarme Sony lui envoie la patrouille :

Le 6 octobre 2015 par Magazine En-Contact

THE CHARLES HOTEL James Bond Il y a des choses auxquelles on ne doit pas toucher, des icônes dont le nom même ne peut être mentionné sans que la foudre… ne s’abatte sur vous. Et les chaines hôtelières, désireuses de faire vivre à leurs clients de nouvelles expériences, feraient bien de s’en souvenir.
C’est la leçon de la mésaventure arrivée ce jour à la puissante chaîne hôtelière Rocco Forte dont l’établissement munichois avait eu l’idée, ces derniers jours, par voie ce communiqué de presse, de proposer… l’expérience James Bond à ses futurs clients.
Voir le communiqué de presse (ne vous énervez pas sur les fautes, tout va si vite que même les agences de presse ne relisent plus…)
Patratas, ce soir, on apprend que l’expérience client James Bond n’est plus autorisée, qu’elle est même annulée. Journaliste sérieux, on a essayé de comprendre pourquoi mais on a bien compris que… c’était comme ça , point !

Les leçons ?

– Si tu désires associer James Bond à ton enseigne ou ta marque, prépare le cash. Prends ton ticket dans la file d’attente ou Aston Martin, Omega, Rolex et d’autres ont attendu avant toi !
Franchise ne signifie pas seulement dire la vérité, c’est aussi une autre façon d’appeler dans le cinéma et la littérature, une aventure qu’on décline : un succès si important qu’il est ensuite marketé, de tous côtés, entouré donc de barbelés.
– Si tu veux aller vivre l’expérience James Bond à Munich, prends un billet annulable sur Air France, pas Easy Jet (faut être capable d’annuler vite fait bien fait, sans trop de pénalités)
– Si, en octobre, dans ce beau pays qu’est la France, tu te demandes encore ce qui est sacré, mérite qu’on se décarcasse, ne crois pas un instant que ce soit 7 millions de chômeurs, un policier quasi tué par un malfaiteur récidiviste en plein jour… ce qui est intouchable, c’est Bond : mentionner le nom magique, c’est aussi grave que de laisser garée ta Fiat Uno pourrie deux minutes sur un stationnement livraison dans les beaux quartiers de Paris : ta durée de vie approche dans les deux cas les 3 minutes chrono. La fourrière est à la défense du territoire des racketteurs ce que Sony est à celui de la franchise James Bond.
On attend d’ici quelques minutes une conférence de presse de notre Daniel Craig en tournage à Matignon :
Manuel Valls, l’homme qui s’énerve plus vite que son ombre, sans jamais rien faire, devrait y prononcer sa phrase favorite : c’est inacceptable, l’œil froncé, comme d’hab*
Il faudra tout de même lui dire que le rôle de James Bond est déjà pris.

Epilogue 

Moi, je rêverais bien que le mot chômage énerve nos instances et élites en voitures de fonction autant que Sony et EON productions le sont dès qu’on prononce le nom intouchable (James Bond, vous suivez ou pas ?) ; qu’ils dégainent aussi leurs pistolets administratifs mais, Christine Taubira et Manuelito, c’est pas tout à fait Barbara Broccoli* ou Daniel Craig.
La seule chose qu’ils aient en commun, c’est le chiffre 7 : 007 d’un côté, 7 millions de chômeurs de l’autre. Cherchez l’erreur !

Un billet d’humeur de Manuel Jacquinet
Ps : j’espère, avec tous ces cookies qu’on a encore le droit d’écrire James Bond dans un article… Je vous laisse, je vais appeler un bon spécialiste Guillaume Evin.
*L’héritière du producteur initial des premiers films de jb

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