BlueLink est-il un centre d’appels ? Qu’est-ce qu’un centre d’appels, à quoi ça sert, par Toutatis ?

Le 7 juillet 2017 par Magazine En-Contact

La condamnation en appel de BlueLink, le 29 juin, à cesser le travail dominical pratiqué sur sa plate-forme téléphoniques d’Ivry depuis plus de 9 ans et l’injonction à payer une amende de 15 000 euros par dimanche travaillé démontre que les relations entre certains syndicats et les directions des entreprises de notre secteur sont toujours complexes, parfois tendues, et qu’il n’est pas si aisé, devant des juges*, de démontrer ce qu’est un centre d’appels ou la réalité de l’activité d’une entreprise. Ce d’autant plus que celles-ci peuvent être tentées, incitées pour des raisons commerciales notamment, de présenter leurs services ou activités avec une terminologie plus « marketée » connaissance client et fidélisation.En très résumé, les juges en appel ont contesté à BlueLink son statut et son activité de centre d’appels faisant de l’assistance, ce qui aurait de fait permis à la filiale d’Air France de bénéficier d’une dérogation permettant le travail dominical. L’entreprise se pourvoit en cassation. La majorité des outsourceurs français, pour leurs activités d’assistance, ouvre leurs centres d’appels concernés le dimanche.

Tanguy de Laubier, PDG de BlueLink

 

Le magazine En-Contact consacrera une grande enquête à ces sujets dans son numéro d’août (N°99), avec les points de vue des parties concernées et les analyses de DRH spécialistes, du syndicat des centres d’appels (le SP2C) et les portraits de quelques avocats célèbres : Alexandra Soumeire, qui représente dans ce dossier le syndicat Sud aérien, a été l’avocate des « Conti ». Votre magazine favori aura également demandé leur point de vue :
• au nouveau président de la République et à son secrétaire d’Etat au numérique (Mounir Mahjoubi) qui débuta sa carrière comme hotliner chez Club-Internet, respectivement donc spécialistes du travail le dimanche et bon connaisseur des contraintes de l’assistance technique.
• à ceux qui, comme Frédéric Jousset, connurent également des étés chauds en raison de décisions de justice (l’affaire du STIF qui choisit il y a quelques années un prestataire situé notamment au Maroc / B2S)
• à un autre grand dirigeant de centres d’appels, lequel pour cause de code Ape lié à l’industrie, se vit condamner par l’inspection du travail. Celle-ci lui demanda si ses salariés étaient munis de chaussons de travail :). Ceux-ci ne l’étant pas (ils étaient téléconseillers), l’inspecteur déclara la fermeture administrative du centres d’appels.

En-Contact aura également posé une question, qu’on croit intéressante, aux syndicalistes en présence : quel est votre objectif dans ce dossier en attaquant BlueLink ?

Par la Rédaction d’En-Contact

 

*Selon la réponse que le juge donne à cette question, le travail le dimanche est en effet autorisé pour les centres d’appels, pour « leurs seules activités de prestations de service en matière de surveillance, d’assistance téléphonique ou télématique ».

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