L’UEFA, Euro 2016 s’assoient sur le droit de la consommation français et… ils s’en footent

Le 20 janvier 2016 par Magazine En-Contact

Alors que les principaux médias français, et pas seulement la presse sportive, font leurs choux gras de l’affaire Platini/Blatter depuis maintenant près de huit mois, et que l’Euro 2016 commence dans 224  jours, des actualités très concrètes semblent échapper au radar des journalistes.

Suite à la publication de notre article ce lundi 18 janvier, révélant que l’UEFA et Euro 2016 SAS violaient (et continuent à violer, puisque la période de vente a été prolongée) le droit de la consommation français dans le cadre de la vente en ligne de ses packs hospitalités, l’AFP, l’Equipe, Europe 1, BFM et le Parisien, Pierre Ménès, Hervé Mathoux, Denis Brogniard et Malika Ménard, pourtant contactés directement par la rédaction, n’ont pas relayé cette information. Ou pas encore, contrairement à notre confrère Tour Mag, qui lui a publié un article à ce sujet.

Il est donc peut-être nécessaire de détailler certaines de nos informations.

L’UEFA se bat contre les ventes illégales de billet… mais pas tout le temps

Premièrement, Martin Kallen, le Directeur Général d’Euro 2016 SAS, distributeur des hospitalités en question, vendeur unique des billets pour la compétition, a précédemment officié comme PDG d’UEFA Events SA. A l’occasion du précédent euro de football en Pologne et en Ukraine, il s’était indigné que certains revendeurs non autorisés proposent des billets de façon illégale, et déclarait alors « Nous voulons protéger l’intérêt des supporteurs et des entreprises ». Les protéger… en opérant lui-même dans l’illégalité ?

Plus de 25 millions d’euros d’amende ?

Deuxièmement, nous pouvons aujourd’hui affiner notre estimation du montant total de l’amende encourue par l’UEFA. Sébastien Klotz, Responsable Ventes et Marketing Hospitalité UEFA de l’Euro 2016, annonçait récemment dans la presse que « 135 000 places en loges et salons », ces fameux « pack hospitalités » gold et platinum, seraient mises en vente dans les dix stades de la compétition. A 750 euros d’amende pour chaque infraction constatée, et pour une moyenne de 4 places vendues par transaction, on arrive à un total potentiel de 25 312 500 euros de pénalités.

Une plainte déposée

Troisièmement, la rédaction d’En-Contact a été informée qu’au moins une plainte a été déposée près la DGCCRF contre Euro 2016 SAS, ciblant précisément cette « pratique illicite ».

A l’heure où des dizaines de petits e-commerçants sont soumis à la goal line technology de la DGCCRF pour des « détails » relatifs à des mentions légales absentes ou incomplètes, l’UEFA peut-elle en toute tranquillité rafler la mise avec un but de la main ?

La rédaction d’En-Contact

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