Inquiétudes sur la santé financière de Teletech International – les réponses d’Emmanuel Mignot

Le 15 mai 2014 par Magazine En-Contact

mignon

Suite à la rupture du crédit-bail par entre la Splaad (Société publique locale d’aménagement de l’agglomération dijonnaise) et Teletech International portant sur les locaux du « Campus » de l’outsourceur, et à la publication retardée des comptes pour 2013 de l’entreprise, plusieurs voix se sont élevées pour exprimer leur inquiétude vis-à-vis de la santé financière de l’entreprise, jusque dans la presse locale. De fait, Teletech International a suspendu pour trois mois la délivrance de tickets restaurants à ses salariés, et l’Urssaf a inscrit le 7 mai un privilège pour une créance de 254 268,57 euros.
Interrogé par la rédaction cette semaine, Emmanuel Mignot déclare qu’il « n’a pas souhaité publier les comptes de la société » pour « arrêter de délivrer de l’information gratuite à des gens pas forcément bien intentionnés », ceci faisant « suite à une expérience malheureuse ». Il annonce une « situation au 31/12/13 équilibrée » qui « montre en outre une croissance de 13,8% du CA par rapport à la même période A-1 » et un taux de marge « marge a été lui amélioré de 13% ». Pour autant, il ne nie pas que la société est « dans une phase de relance assez sensible, avec des tensions sur la trésorerie », ayant un « besoin de fonds de roulement important » pour mettre en production « 12 nouveaux contrats signés » notamment avec un assureur et un transporteur ferroviaire. Alors que Teletech ne dépendait d’aucun client dans le secteur des télécoms, il explique ces difficultés par « une conjoncture difficile en 2012, dans le secteur, renforcée par le secteur télécom qui, par ricochet, a impacté les autres secteurs d’activité pour les outsourceurs » et par « la perte d’un compte important début 2013, par l’effet d’un lobbying politique intense ».
Au sujet des restrictions imposées à ses salariés, Emmanuel Mignot confirme qu’ « il ne s’agit que de suspendre les tickets restaurant pendant 3 mois. Il est question de 2 conseillères sur plusieurs centaines de collaborateurs, qui ont pensé que cela était une bonne idée d’en parler avec la presse. Ces efforts ne sont pas les seuls, nous avons, comme toute entreprise dans une période difficile, réduit un certain nombre de postes de charges. Nous n’avons touché ni aux salaires, ni aux primes, ni à tous les avantages qui sont octroyés à nos collaborateurs ». Le différend avec la Splaad ? « Cela fait plusieurs mois que nous avons trouvé un accord gagnant-gagnant ». La dette sociale réclamée par l’Urssaf ? « Nous avons trouvé un accord pour décaler le paiement de certaines cotisations ».
La morale de l’histoire, selon lui, est donc que, malgré les difficultés rencontrées par le secteur dans son ensemble «on a toujours intérêt à proposer une offre qualitative. Ce n’est pas parce que je fais quelque chose d’innovant que je ne suis pas à l’abri d’une phase difficile ».

Abonnez-vous pour accéder aux contenus exclusifs d’En-Contact !

Créer un compte

*
*
*
*
*


Commentaires

Laisser un commentaire