Ils vendent vos données, combien, pourquoi ?

Le 23 août 2017 par Magazine En-Contact

942€ au lieu de 1617€ ! La semaine de location chez Pierre et Vacances, au célèbre village Cap Estérel est proposée fin août à 942€ la semaine au lieu de 1617€, tarif catalogue.
Discount de 20 à 30% chez Belambra sur la même période. Ces chiffres et l’économie du tourisme condamnent les grands acteurs soit à monter en gamme ou à chercher des sources de revenus additionnelles, d’où ces tentations de revenus annexes.

– Les coordonnées complètes d’un particulier qui déménage, se louent de 5 à 8 euros… à des assureurs, des fournisseurs d’énergie. Le déménagement est un de ces moments prisés par les fournisseurs divers car il est synonyme de changement de comportement, de nouvel équipement. Dans le parcours d’achat, la clé est d’arriver au bon moment.

– L’adresse mail ne vaut plus grand chose mais associée à d’autre données qualifiées, elle reprend des couleurs : 56$ la fiche qualifiée, c’est le prix que Microsoft a été capable de débourser pour chaque membre du réseau Linkedin… l’an passé.

– Un numéro de téléphone compliqué, voire très compliqué à récupérer, tel celui du président de la République française peut également s’acheter ou… s’échanger, mais le marché sur lequel s’échange ce type de données n’est pas ouvert à tous. Deux ou trois officines opèrent sur ce marché, en toute discrétion. Contactée par notre rédaction, l’une d’elles nous a proposé un tarif de 600 euros le contact pour 5 numéros de ce type. Paiement cash, of course.

Pourquoi les données personnelles se vendent-elles ? Parce que, malgré les réseaux, Linkedin, les clubs tels le Siècle ou les invités au Forum de Davos et les promesses du digital, les personnes réellement influentes ou VIP sont discrètes, plus que jamais inaccessibles. Une photo lambda se négocie 5 euros mais obtenir celle du président ou de son épouse nécessite le passage par un seul « point de vente » depuis quelques mois : Best image, la fameuse agence de Michèle Marchand.

Pourquoi les acteurs du tourisme ou certains d’entre eux, tels Belambra [ voir article précédent : Belambra peine à payer les loyers de ses villages de vacances mais vend ses fichiers clients… ou les perd. ], sont ils tentés de récupérer quelques milliers d’euros en louant leurs bases clients ? La réponse est donnée par l’actualité récente que connaît une ancienne « star » de ce secteur : Go Voyages. En perte de vitesse, la société ne vend pas ses données clients mais elle ferme ses bureaux en France et propose à ses salariés de partir à Barcelone.

Produire et vendre moins cher ou identifier de nouvelles sources de revenus, la question est plus que jamais d’actualité. Pour quantité d’acteurs du tourisme, ça ressemble fort désormais à la boutade connue : boire ou conduire, de toute façon, il faut mourir 😉

La rédaction d’En-Contact

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