Grâce à cette femme … il y aura peut être 30 000 nouveaux téléconseillers disponibles en France

Le 17 octobre 2011 par Magazine En-Contact

Méfiez vous des brunes à lunettes … qui ne font pas de bruit ; ceci n’est pas le pitch d’une comédie écrite par Lio et bientôt tournée à Hollywood ; c’est simplement le constat et le sentiment qui restent après une rencontre avec une femme qui, après un long parcours de juriste dans de grandes maisons, a rejoint, il y a quelques années la petite société qu’était Eodom. L’une des entreprises en France qui s’est aventurée, voici quatre ans, sur le créneau du travail à domicile ; depuis ou parallèlement, des concurrents tels que Easycare, Meilleur contact, ont également éclos mais en choisissant une option plus classique et donc moins risquée : celle du télétravail. Tandis qu’Eodom optait pour une organisation sur un modèle utilisant et recourant aux auto-entrepreneurs.
Le modèle, résolument innovant d’un point de vue social, a suscité beaucoup de doutes ou de remarques sceptiques dont la dernière, étonnante, émanant de la bouche du Président du SP2C, Laurent Uberti, qui déclarait, il y a quelques jours, lors de la conférence donnée par le syndicat et le cabinet Bearing Point : « attendez de voir si l’administration ne re-qualifie pas la totalité des contrats signés avec des auto entrepreneurs » quand on lui demandait s’il croyait au modèle du homeshoring.
Sans bruit, Dany Richet, travaille sur cette question, avec la confiance et l’expérience de la juriste qui en a vu d’autres et a appris de ce parcours qu’en droit, il faut dire le droit, le lire, le connaitre plutôt que d’écouter tout un chacun. L’âme d’une risque tout ?

Quel a été votre parcours ?
J’ai un DESS en Droit des d’affaires et fiscalité complété d’un cursus à l’étranger Espagne et Etats -Unis.

…pour refaire du droit ?
Pas seulement, pour parfaire aussi et développer mon niveau de langues. J’ai fait du droit parce que je trouve que c’est une matière incontournable dans notre société, que ça mène à des choses très concrètes et dont on voit tout de suite l’utilité : l’envie d’avoir un  bon niveau de langues procède de cette même envie. J’ai voulu me donner les moyens de pouvoir  travailler dans un poste avec une dimension internationale. Grâce à ces bagages, j’ai notamment pu travailler dans deux grandes entreprises françaises où les problématiques juridiques variées et complexes ainsi que l’accès direct aux dirigeants m’ont beaucoup appris. Mon expérience chez JCDecaux a pour moi été la plus marquante. C’est une entreprise encore dirigée par le fondateur et sa famille, où l’on très réactif et soucieux d’avoir une longueur d’avance sur ses concurrents. Le rythme à tenir est de ce fait très soutenu mais c’est très stimulant.

Les téléconseillers peuvent être des auto-entrepreneurs

Pourquoi avoir rejoint Eodom ?
J’ai rencontré Didier Ferrier  quand  j’étais en poste chez JCDecaux. Il m’a parlé de son concept innovant de gestion de la relation client, via un réseau d’agents indépendants, modèle qui existe aux Etats-Unis depuis de nombreuses années. J’ai été tout de suite convaincue  que ce modèle avait sa place en France car il apporte de la valeur au client final. (…)

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