« Il faut aimer tous les entrepreneurs : les petits, les riches, tous ceux qui se mettent à leur compte » Sophie de Menthon

Le 15 octobre 2020 par Magazine En-Contact

Pas de couvre-feu pour la manifestation et la 18ème édition de J’aime ma boite, qui s’ouvre aujourd’hui, une fête des entreprises qu’ont créée Ethic et SDM, Sophie de Menthon. Le sondage Opinion Way réalisé à cette occasion démontre toute l’importance que revêt l’entreprise dans la vie et le quotidien des français, qui lui accordent encore une sacrée et réelle confiance, quand la défiance touche le reste.

Sophie de Menthon – © Emil Hernon

« Il faut aimer l’entreprise et le dire, tels sont les fondements de cette fête, largement soutenue cette année par JC Decaux, le Figaro et de nombreux autres partenaires », indique Sophie de Menthon, qui est même allée jusqu’à proposer à des députés de faire applaudir les entrepreneurs à l’Assemblée Nationale. « Je ne sais pas s’ils vont le faire mais je trouverais ceci normal, tout comme il était normal et juste d’applaudir les soignants. Les entrepreneurs sauvent le pays ou du moins vont tenter de le faire. Aimer les entreprises, c’est aimer les entrepreneurs, les petits, les riches et ceux qui se mettent à leur compte. J’aime cette expression et formule, qui dit bien les choses, plutôt qu’autoentrepreneurs. »
Quand on questionne la médiatique Sophie, qui a débuté dans l’univers de la relation client et du télémarketing, elle note également que les journaux marqués à gauche ne parlent pas beaucoup de l’évènement, que chez Ruquier, on a travesti le slogan de la fête en « J’aime ma b..e », bref, que les sarcasmes ou l’ironie vont bon train lorsqu’on parle d’entreprises.
« J’aurais aimé que l’argent et les aides dégoulinent plus et plutôt sur les petites entreprises et les indépendants, plutôt que sur Air France », complète-t-elle.

A tribute to Emmanuel Mignot, Didier Ferrier et l’écosystème des plateaux téléphoniques

Quels points communs entre les deux entrepreneurs évoqués ci-dessus et Sophie de Menthon, et, plus généralement, les fondateurs des entreprises de relation client ? Pourquoi penser à eux aujourd’hui ? Qu’ils aient réussi ou non dans leur projet, chacun dans son domaine a initié, tenté d’imposer, avec avance et force innovations, des thématiques, des modes de travail qui font l’actualité : Emmanuel Mignot fût, avec Teletech et sa revue Télétravail, un des premiers à croire aux centres d’appels à la campagne, à Dijon et dans le Sud-Ouest. Didier Ferrier a installé, avec Eodom, la collaboration avec des autoentrepreneurs téléconseillers comme mode pertinent pour la relation client externalisée. Il résiste encore. Sophie de Menthon imposa le « High Tech/High Touch » qui sous-tend, encore maintenant, la juste combinaison qui doit s’installer entre intelligence relationnelle et IA ou automatisation. Les 2500 centres de contacts francophones  peuvent et doivent (?) donc ce jour faire encore plus la fête que les autres entreprises. On ne le dit pas assez mais ils sont des laboratoires où se conçoit, s’expérimentent de nouvelles méthodes d’organisation du travail.

Didier Ferrier – © Edouard Jacquinet

J’aime ma boite, Malt et le télétravail. La campagne et le Bon Coin…

Les français plébiscitent ou sont amenés, compte tenu de la période, à découvrir et apprécier de nouveaux acteurs économiques : deux millions d’indépendants sont à leur compte et peuvent trouver des missions rapidement sur des plateformes telles que Malt, Comet ou CherryPick.
Ils redécouvrent la campagne et donc leur joli pays et ses collines. Sur Le Bon Coin, ils sont de plus en plus nombreux à trouver de quoi s’équiper, se loger ou à générer les revenus complémentaires grâce à ces petites affaires légales. C’est également pour beaucoup l’occasion de faire leurs premiers pas dans l’entreprenariat : vendre ses stocks, soigner les livraisons, entretenir son image et sa réputation, des sujets que Le Bon Coin, Vinted ou Selency permettent de découvrir, quand on n’a pas fait de MBA. J’aime ma boite est  donc une sacrée bonne idée : l’amour, la richesse pécuniaire ou celle que créent les nouveaux liens sont nécessaires, vitaux. Il convient parfois de les célébrer.

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A découvrir également : Marguerites, Art Paper Editions

C’est un ouvrage de photos, édité par l’un des éditeurs de référence dans cet univers (APE, Art Paper Editions) qui vient de sortir et tiré à seulement 500 exemplaires. Il s’appelle Marguerites et comprend une quarantaine de clichés pris partout dans le monde par Edouard Jacquinet dans l’univers des bureaux et des centres de contacts. Poétique, graphique, il a vocation, comme le dit l’auteur, « à évoquer ces lieux anonymes, plateaux où l’on ne peut pas savoir où l’on est. J’ai tenté, à Cardiff, à Yaoundé ou à Las Vegas ou à Londres et ailleurs, partout où ces images ont été prises, de figurer comment les gens travaillent, ce qu’ils voient de leur fenêtre, ce et ceux par qui ils sont entourés. Mais nulle part dans l’ouvrage n’est mentionné où l’on est, parce que ce pourrait être là ou ailleurs. » Marguerites -et quelques tirages qui en sont issus- ont fait l’objet d’une exposition à la Mairie du 10ème arrondissement, en 2019.
Le livre est disponible sur le site de l’éditeur APE.

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