« Wynd, c’est le prochain Theranos »

Le 19 septembre 2019 par Magazine En-Contact

Comptes et bilans fantaisistes, procès nombreux avec des clients, fournisseurs ou des ex-salariés, l’entreprise Thematic Group, plus connue sous la marque Wynd et dirigée par un magicien de la vente est pourtant classée dans le Next 40, la liste des start-up à suivre.

Une marque fashion, Les Galeries Lafayette, E-Mova Group (Monceau Fleurs), Carrefour, Comtesse du Barry, MK2, les plus grands noms français du retail et de la distribution se sont apparemment fait berner par un magicien de la vente et de l’omnicanal : Ismael Ould.
Ce dernier leur a promis monts et merveilles avec des produits censés améliorer l’expérience client : caisses enregistreuses, connectées au stock et enrichies au CRM, OMS (ces logiciels qui permettent le traitement d’une commande en mode Saas, en multicanal). Le co-fondateur de l’entreprise Wynd est parvenu à lever des sommes considérables (plus de 100 millions d’euros) sans qu’aucun investisseur ne procède à une réelle due-diligence et ne semble s’étonner que les produits proposés n’existent que… sur étagère. L’entreprise apparait pourtant dans la liste des start-up prometteuses et à soutenir (qu’est censé représenter le Next 40, paru mardi 17 septembre).
Étonnant, comme le sont les pratiques du dirigeant, habitué à manager par la terreur ceux et celles qui décryptent la supercherie.

Ismael Ould – © DR

Une mécanique implacable pour lever des fonds, un président magicien de la vente

Quelques deep throat de la communauté financière parisienne, bons connaisseurs de l’entreprise, la comparent déjà à Theranos, cette fameuse start-up américaine qui devait révolutionner le secteur de la santé (avec sa technologie permettant d’effectuer des tests sanguins, peu coûteux – et qui a finalement vu ses dirigeants fondateurs inculpés pour fraude massive). Ismael Ould n’est pourtant pas Elisabeth Holmes (la fondatrice de Theranos) mais il a été présenté partout comme le petit prince de la caisse enregistreuse. Co-fondateur de Wynd (à l’époque avec Arthur Perticoz), il va devoir faire preuve d’encore plus de vélocité et de capacité de conviction que ce qu’il a démontré jusque-là et qui tient déjà de la performance. En effet, de nombreux procès ou procédures, engagés par des clients de la distribution, des associés en affaires ou des ex-salariés évoquent tous la même chose : engagements non tenus par l’entreprise, produits non fonctionnels, comportements étonnants de la part de son médiatique dirigeant. L’entreprise a pourtant levé des sommes considérables, auprès successivement d’Alven Capital, Orange Digital Ventures, Sodexo ventures et plus récemment Natixis et d’autres. Où sont-elles allées ?
« Pas dans le produit, indique un ex-cadre de l’entreprise, qui désire rester anonyme : il n’y a pas de produit. Il y a seulement un incroyable génie à découvrir les besoins des clients et prospects qu’il rencontre et qu’il charme ou séduit parce qu’il a un bagout extraordinaire », déclare un autre de ses ex-salariés, qui a également quitté le navire après quelques mois au plus haut niveau de l’entreprise. « Il est capable d’en faire la synthèse et de faire rêver des patrons du CAC 40, des spécialistes du retail (le commerce physique) en leur mentant effrontément », déclare, toute aussi déçue, après avoir été sous le charme, une autre salariée, également en procédure prudhommale avec Ismael. « Ce qui est très délicat, ensuite, ce sont les relations avec ces mêmes entreprises, au sein desquelles il a convaincu ou séduit le dirigeant et dont les cadres opérationnels constatent que la caisse enregistreuse ou les OMS prétendument omnicanal ne fonctionnent pas du tout », ajoute la jeune femme.
En trois ans, grâce à un culot incroyable, à ses deux voyages « présidentiels » (L’Élysée emmène souvent dans ses bagages, à l’étranger, et regroupées sous divers intitulés, des sélections d’entreprises prometteuses), à sa présence dans des réunions sélectives, telle le TOP 2018 (une rencontre d’affaires entre grands groupes et des PME et ETI, organisée par l’AFEP), il a tissé un réseau de relations et de contacts qui lui ont servi de caution et ont permis l’ouverture de nombreuses portes. L’entreprise a ainsi contracté avec : une marque fashion, Carrefour, Comtesse du Barry, E-Mova, Etam, Galeries Lafayette, un distributeur et exploitant de salles de cinéma, MK2, etc. Depuis, chez ces clients, c’est le silence et souvent   l’embarras : nombre d’entre eux se trouvent dans l’incapacité d’exploiter ce qui leur a été vendu ou promis. « Il est très difficile pour eux de dire qu’ils se sont fait rouler, indique l’un des ex-cadres de Thematic Group, car ce serait se déjuger ou déclarer qu’on a fait un mauvais choix, pire, que le président ou le DG qui a été impliqué dans la décision n’a pas été perspicace. A leur décharge, Ismael est un génie : il entourloupe même les plus virulents en leur affirmant avec aplomb dans un e-mail ou lors d’une réunion de crise chez eux que le produit va être livré. Et ça repart ! »

« Wynd est une imposture, une escroquerie totale et ça finira mal »

Il poursuit, son témoignage recoupant celui de nombreux ex-cadres commerciaux et marketing joints par nos soins : « Wynd est une imposture, vis à vis des financiers, dont aucun n’a fait le moindre contrôle lors des investissement successifs, mais c’est leur argent et leur problème. Une imposture vis-à-vis des clients, car il n’y a pas de produit et vis-à-vis des salariés et des prestataires. Quantité d’eux ne sont pas payés ou avec une ristourne de 40 %. Et les salariés, eux, sont terrorisés car il peut facilement les menacer ». Les plus perspicaces (tel un ex-directeur financier qui n’a pas désiré cautionner une levée de fonds basée sur des documents mensongers) quittent l’entreprise afin que l’issue finale, qu’ils envisagent forcément fatale, ne vienne entacher leur réputation.
« Le système a tenu jusque-là car quantité de personnes et de sociétés ont investi des sommes si importantes qu’ils essaient de faire de telle sorte que ça marche. Ou parce que d’autres n’y comprennent que dalle. Mais, si vous regardez bien, aucun des premiers partenaires financiers n’a réinvesti lors des tours de table successifs. Sodexo Ventures est rentrée au capital parce qu’ils craignaient qu’Elior ne le fasse. Pour d’autres, c’est une goutte d’eau dans le cash qu’ils déversent sur les start-up, afin de faire croire qu’ils sont agiles », ajoute l’un de ces bons connaisseurs du monde de la finance parisienne.
Arthur Perticoz, son associé de la première heure, a lui aussi pris ses distances : il s’occupe désormais de podcasts au sein de Majelan, dont il est un associé.

Gone with the Wynd, le groupe WhatsApp des ex-salariés

Pourtant, alors que les orages s’accumulent sur Wynd, le capitaine parvient à tenir la barre, notamment parce qu’à ce stade n’existe pas de convergence des luttes, comme dirait un spécialiste des mouvements sociaux. « Et parce qu’il sait trouver à chaque fois un nouveau partenaire qu’il endort, qui va remplacer les autres ». Les ex-salariés, nombreux à avoir intenté des actions devant le Conseil de prud’hommes (en cours ou parvenues au stade de la conciliation) se réconfortent ou se tiennent informés via un groupe dédié sur WhatsApp et dénommé avec humour : Gone with the Wynd. Un ex-associé en affaires était au tribunal cette semaine pour avoir dénoncé son contrat avec Wynd, incapable de lui livrer au bout de deux ans le système commandé. Ismael Ould est parvenu jusque-là à différer l’emballage final, notamment grâce à une énième mise en avant, celle que lui a conférée son apparition dans cette liste Next 40, sortie le mardi 17 septembre ; elle établirait un classement des start-up prometteuses et Wynd y est classée par la seule magie des sommes levées jusque-là. « On se demande parfois comment, à l’époque du fact checking érigé en nouvelle religion des médias, la tech et son écosystème peuvent échapper à cette nécessité de prouver ce qu’elle annonce, de classer avec rigueur », s’étonne un spécialiste du secteur, qui sourit en évoquant comment ces fameuses listes sont faites, par le cabinet de tel ou tel Ministre. « Tout de même, parvenir à rouler dans la farine deux énarques et normaliens (Bruno le Maire et Pierre-Antoine Vacheron, investisseur récent via Natixis). »
Un autre rit jaune : « En réalité, c’est drôle et inquiétant à quel point une escroquerie comme celle-là peut perdurer », indique l’associé d’un fonds d’investissement de la place, qui a vu passer le dossier, lors des levées de fonds successives (Wynd a levé plus de 100 millions d’euros depuis sa création). Personne ne contrôle ni ne vérifie rien. Ce gars n’aurait jamais dû passer la rampe d’un comité de sélection ou la première étape d’une véritable due-diligence (ces procédures de contrôle des comptes et des aspects légaux qui précèdent une prise de participation, et qui sont réalisées par des juristes et des experts du marché et de l’audit), si elles avaient existé. Les dégâts existent pourtant déjà, ajoute-t-il, car lorsque nous allons voir des entreprises du CAC 40 ou des ETI pour leur présenter des sociétés sérieuses, liées aux sujets couverts par Wynd, elles nous répondent : les start-up, on a donné, circulez. On a mis X centaines de milliers d’euros dans Wynd et rien ne marche.»

Chez Natixis ou Thematic Group (Wynd), l’omerta, jusqu’à quand ?

Aucune des parties concernées n’a désiré apporter de commentaires ni répondre à nos questions. Pas plus Pierre-Antoine Vacheron, le dirigeant de Natixis Payments, qui a mené la dernière levée de fonds de 72 millions d’euros, en janvier 2019, que le dirigeant de Wynd. Sollicité par nos soins à plusieurs reprises depuis huit mois, Ismael Ould et son équipe commerciale n’ont jamais répondu à une demande simple, celle d’être mis en relation avec un ou deux clients satisfaits. Le réel ou les nombreuses procédures évoquées vont-ils un jour rattraper Wynd ? Une chose est certaine, bien exprimée par de deux de ses ex-cadres : « Ismael Ould, c’est le Christophe Rocancourt de l’omnicanal ». Le second a une formule tout aussi savoureuse : « Quand il sort en rendez-vous prospect, Ismael, c’est Messmer : il hypnotise les clients et il n’a aucun scrupule ». 110 millions d’euros, ou presque, c’est bien cher pour un spectacle d’hypnose mais tant de sociétés ont désormais compris la nécessité de soigner l’expérience client, de fluidifier les parcours clients qu’elles sont disposées à croire qui les écoute et leur fait des réponses convaincantes.
Et Ismael signifie, en hébreu : Dieu a entendu ma demande.

Droit de réponse de Wynd, publié à la demande de Monsieur Ismael Ould-Hocine

« Le 19 septembre 2019, vous avez publié un article intitulé « Wynd, c’est le prochain Theranos » qui contient des allégations et imputations que je conteste totalement, ainsi que des propos diffamatoires à mon endroit. Vous affirmez que les comptes et bilans seraient « fantaisistes » ou encore que « personne ne vérifie[rait) rien ». Ces allégations sont fausses et ne reposent sur rien Elles sont contredites par le fait que les comptes et bilans sont certifiés et approuvés par un commissaire aux comptes, intervenant externe dont la mission est de garantir la transparence financière et comptable à l’égard des associés et de l’Etat, mais également par le fait qu’ils ont été approuvés par les actionnaires lors de l’assemblée générale. Il est également totalement faux d’écrire qu’aucune véritable due diligence n’aurait été faite, puisque avant la levée de fonds de janvier 2019 d’un montant de 72 millions d’euros, la société a fait l’objet d’un audit extrêmement poussé de ses comptes et éléments financiers par les plus grands cabinets d’audit français et internationaux qui n’ont émis aucune réserve. La satisfaction client, qui est notre priorité, a elle aussi été passée au peigne fin lors de ce long processus et les projets encore finement audités. 
Vous affirmez que de « nombreux procès ou procédures » seraient « engagés par des clients de la distribution (retailers), des associés en affaires ou des ex-salariés », ce qui est encore parfaitement inexact. Nous avons de très bonnes relations avec nos clients, avec lesquels nous évoluons et qui utilisent nos solutions au quotidien, et nous n’avons fait l’objet d’aucune action en justice d’aucun de nos clients depuis la création de notre société. Les allégations selon lesquelles il n’y aurait pas de produits, que des prestataires ne seraient pas réglés, que des salariés seraient menacés ou encore que des documents financiers seraient mensongers sont très graves et totalement infondées. Il est infamant et faux de qualifier notre société d’« imposture » et d’« escroquerie », alors que la qualité de notre travail est unanimement reconnu. Les propos me qualifiant d’« animateur » « sans scrupule » ou encore me comparant à « Christophe Rocancourt » et « Messmer », sont inacceptables et diffamatoires à mon égard. J’ai créé Wynd en 2014 et y ai consacré tout mon temps et mon énergie pour en faire ce qu’elle est aujourd’hui. 
J’ai proposé une rencontre à l’auteur de l’article pour répondre à ses questions mais il a refusé de se déplacer dans nos locaux ou de nous recevoir dans les siens. Nous ne connaissons pas de déboires commerciaux et nous continuons notre ascension non sans efforts mais en nous efforçant de faire face à chaque difficulté avec pugnacité et humilité. Nos équipes accompagnent la transformation du retail français et se battent, chaque jour, pour faire du nom de Wynd une fierté. Nous ne pouvons laisser de telles allégations porter atteinte au travail accompli et unanimement reconnu. » 

La rédaction d’En-Contact et le signataire de l’article maintiennent tout ce qui a été publié en ligne.
« Nous ne désirions pas rencontrer Ismael Ould-Hocine mais recevoir notamment, et au préalable d’une rencontre avec lui, les coordonnées de clients installés. La demande en a été faite par mail renouvelés, depuis 8 mois. »

 

Par Manuel Jacquinet,
Article mis à jour le 24 septembre 2019.

 

Pour aller plus loin :

Du 2 au 4 octobre, à La Baule, le Woodstock de l’expérience client. Rencontrez 110 champions français du parcours client, de l’expérience patient et ceux qui désirent le devenir. Voir le programme.

 

Dans le N°113 d’En-Contact, en rubrique Spotlight :
Qui est Ismael Ould ? « Il peut annoncer selon les rendez-vous, avoir fait Normale Supérieure, être médecin et le lendemain… » Des ex-salariés ou relations témoignent.
Comment lever en France, des dizaines de millions d’euros, sans jamais prouver ce qu’on annonce et ne jamais être rattrapé par la patrouille ?
Pour recevoir ce numéro, c’est là.

Quand les avis clients commencent à sentir le roussi
Marcel Dacalor, nous a décrit, voici quelques mois, le parcours client qui l’a amené, lui aussi à signer avec Wynd : la nécessité de changer de caisse enregistreuse, la recommandation positive faite par son banquier de l’époque. Mais le système d’encaissement n’a jamais été livré, la commerciale qui l’avait prospecté ne connaissant rien aux contraintes du commerce de proximité. Voir sa vidéo.

 

 

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Commentaires

15 réponses à “« Wynd, c’est le prochain Theranos »”

  1. Bravo pour cette enquête. Puisse-t-elle donner des idées à Frenchweb, Maddyness et tous les supports spéciliasés start-up qui prennent bien peu de recul sur le sujet.

  2. Comme d’habitude, les gens extrapolent l’article, article qui il faut le dire reste tout de même trop vague. Les faits, c’est que le co-fondateur Ismael a bien un mauvais caractère, et qu’il lui arrive d’avoir une attitude très dure envers ses collaborateurs, mais aussi qu’Il est un excellent vendeur et séducteur (c’est à peu près la même chose). Il est vrai également qu’en quittant l’entreprise, nous sommes encouragés a laisser des avis positifs sur des sites comme Glassdoor, en nous prévenant que « le monde est petit », traduisez « vous dites du mal de nous, on fera de même ». Conséquence logique de cette tension permanente, presque toxique qui imprègne régulièrement les bureaux de cette entreprise. Ensuite, il n’est pas surprenant que Wynd, comme beaucoup de société de la tech, exagère dans sa communication, que les mots sont en avance sur le produit. C’est le cas partout, en Californie, en Chine, même en Europe ou des millions sont levés soit pour des entreprises qui n’ont rien mis à part « une vision stratégique » ou des résultats nets négatifs même après 5 ans. Rien de nouveau sous le soleil. Selon vous, qui est le personnage le plus toxique entre Musk, Jobs, les petits managers de chez Lidl et Mr. Ould ? Selon moi, pas le dernier. Mr. Ould semble manipulateur, trait de caractère que beaucoup de dirigeants possèdent, ce qui non sans l’excuser ne vaut pas selon moi l’écriture de cet article diffamatoire. Cette entreprise a certes un turnover très élevé, conséquence quasi-directe de ce climat de pression interne, mais qui est loin d’être infernale. Cependant, et en réalité, ce qui étonne chez Wynd, c’est l’AMPLEUR du décalage entre ce qui est vendu et la réalité du produit. Pas le fait que ce décalage existe, mais bel et bien sa mesure. En effet, NON, on ne peut PAS dire qu’il y a « zéro » produit. On peut dire en revanche que si l’on mesurait l’écart entre ce qui a été communiqué et le produit réel, l’écart est abyssal. Par conséquent, je doute fort que la dernière levée de fonds de Wynd serve réellement à principalement « se développer à l’international », étant donné qu’il n’existe pas de produit omnicanal standardisé, et pour cause : cet environnement technique est très complexe, du paiement au gestion des commandes, stocks, catalogue, avec les normes européennes, les logiciels utilisés par les clients, la sécurité… En réalité, Wynd prend de très gros risques avec cette levée de fonds, le fondateur dilue davantage sa part (sûrement passé minoritaire) et mise tout sur cette levée pour que son produit rattrape ce qui a été annoncé. Stupéfiant. Niveau produit, c’est selon moi une levée seed de 72 millions, à la seule différence que Wynd possède une expérience, une confiance, un réseau, et, il faut le dire, des réussites ponctuelles, entendre par là des projets plutôt isolés, conduits avec succès chez les clients mis en avant (Monceau, Carrefour, Galeries Lafayettes, etc.). Ainsi, Wynd NE MENT PAS au-delà de l’exagération propre au langage commercial (qui est quintuplée dans le monde de la tech, aller chez Vivatech et y revenir l’année suivante suffit pour le vérifier soi-même), cette société ne vend PAS que du vent, et son dirigeant n’est PAS un escroc qui piège ses clients et collaborateurs. C’est une société très imparfaite, plutôt arrogante, cherchant les raccourcis (appelés ‘shortcuts’ outre atlantique), et qui découvre année après année que ces petites ou moyennes réussites ne sont pas ‘scalable’, d’où cet un incroyable défi qui l’attend. Cela reste malgré tout un exploit commercial, un potentiel énorme, une entreprise où l’on PEUT postuler sans grande crainte si l’on est robuste, travailleur et résiliant. Adossée à cette entrée dans le Next 40, cette dernière levée de fonds gigantesque en fait une prise de risque remarquable, et je souhaite sincèrement à Mr Ould et toute l’équipe de Wynd de réussir. En effet, n’oublions pas les équipes qui travaillent quotidiennement pour développer ce produit immensément complexe, les commerciaux eux-mêmes parfois tiraillés entre vérité, attente des clients, attente du produit, et exigences de la direction. Ne fragilisons pas davantage cette entreprise française jeune et audacieuse. Si elle doit échouer, elle s’écroulera. Ses employés sont jeunes, ils se relèveront. Ses clients sont immenses, ils y perdront une goûte sur leur compte de résultat. Mais si elle réussit, on s’en félicitera, s’en vantera à l’étranger, et des emplois seront crées. Laissons à Wynd le bénéfice du doute.

  3. Ce qui est demandé c’est des preuves. J’ai rien vu d’un côté ou de l’autre.
    Chacun parle et accuse sans aucune preuve tangible !!
    Montrez nous ces chiffres et les clients insatisfaits s’il y en a. Le reste c’est du blablabla.

  4. Les masques tombent, la vérité fini toujours par se savoir et il y a toujours une justice !

    L auteur de cet article n invente rien, il met juste en lumière ce que ni les fonds d investissement, ni le top management des soit disant « clients de Wynd », ni les employés, n osent dire !!

    Vous êtes tous complice de ce silence, réveillez vous un peu, soyez responsable de dire et d admette que vous vous êtes fait enfumés et de mettre au grand jour cette arnaque française.
    C est l image de la France et de ses entreprises qui est en jeu !!!

    Avocats, chefs d entreprise, salariés, clients, journalistes, fonds d investissement et tous ceux qui ont ou qui côtoient ce manipulateur, RÉVEILLEZ VOUS !!!

    Ne restez plus dans le silence c’est votre réputation qui est en jeu !!
    La vérité est en train d éclater et vous serez très vite les prochaines victimes si vous ne réagissez pas avant !!!

    #BALANCETONWYND

  5. Que de mensonges dans cet article et dans ces commentaires. La réussite de Wynd dérange de nombreuses personnes il semblerait.
    Pour information une plainte à été déposé pour diffamation!

  6. J’ai travaillé au sein de Wynd durant 8mois, à l’époque où l’entreprise ne comptait qu’une trentaine d’employé.
    Et je confirme absolument tout ce qui a été dit dans cet article, j’ai vu de mes propres yeux, des employés pleurer en se faisant virer pour faute grave…
    Là-bas, on demande aux nouveaux arrivants de mettre une bonne note sur des sites comme Glassdoor car le nombre de commentaire mécontent continuent de pleuvoir…
    Et si vous faites partie des RH /commerciaux / marketing, c’est une obligation… sinon… faute grave…

    Interessant de noter qu’il ne parle pas des cas aux prud’homme de ces ex-employés 🙂

    Je me souviens d’un jour où il lui fallait des écouteurs Iphone pour passer un coup de fil, et il n’en trouvait pas dans ses affaires, il a donc décidé d’en prendre sur le bureau d’un employé… Le vol est monnaie courante à Wynd…

    L’argument de Chuck Ed sur les premières levée de fond est tout à fait véridique. Wynd en est l’exemple parfait.
    Je vous invite à lire les commentaires des anciens employés sur Glassdoor typiquement, vous vous ferez une bonne idée de l’entreprise.

    En espérant que l’arnaque cesse un jour…

  7. « et nous n’avons fait l’objet d’aucune action en justice d’aucun de nos clients depuis la création de notre société» – décembre 2018 : condamnation du tribunal de Paris pour 143 000€ de factures impayées pour des travaux d aménagement de bureaux

  8. Etonnant de proposer « juste » un rdv avec l’auteur, si c’est si diffamatoire, autant attaquer et avoir gain de cause. Sinon à avoir qqc à cacher 🙂

  9. Bonjour,

    je travaille dans le domaine de la foodtech depuis de nombreuses années et c’est article n’est pas un scoop car wynd a toujours embellie son produit avec de belles tournures et comme le dit l’article son fondateur est un rossignol.

    Ce qui est inquiétant c’est que l’état (qui a pourtant accès au bilan) n’est rien vu…. Faire un CA en oneshot ou en MRR n’est pas la même et cela se voit.

    Bref, affaire à suivre …

  10. Article très bien écrit, avec ce qu’il faut de recherches et tentatives d’étayer et d’équilibrer le propos. Ca c’est pour la forme.

    Sur le fond, le sujet devient réellement préoccupant quand on est dans le domaine du financement de la « tech » qui compte une poignée de réelles innovations et pléthores de cas de ce type, très bruyants de réussite en apparence, mais avec une plus-value technologique, marchande ou autre finalement très faible.

    Le plus drôle, et une part de la réponse à ces interrogations sur « Comment des fonds/investisseurs peuvent-ils autant se laisser berner ?! », c’est que c’est un marché d’une complexité démentielle, règles, audits, matrices, on vérifier tout, les gens doivent montrer pattes et slip blanc. Mais ça, c’est sur les premières étapes.

    Dès le premier Seed ou la première Série A, l’entraînement par références fonctionne à plein et la crainte de laisser passer le train joue à fond : plus rien à démontrer, juste des logos et noms à balancer et les décisions « Si X y est allé, on ne peut pas ne pas y aller ! Y a un enjeu d’image et si ça prend, j’ai pas envie qu’ils soient seuls sous la cascade de billets ! »

    C’est ce qu’on lit quand quelqu’un déclare au journaliste « Sodexo Ventures est rentrée au capital parce qu’ils craignaient qu’Elior ne le fasse. »

    Résultat, si quelqu’un s’intoxique, c’est tout l’écosystème qui va avoir mal au coeur en même temps…

  11. Il est grand temps que Eluse Lucet fasse un tour du côté de la startup nation aka la frenchtech. Financée par BPI France et donc l’argent du contribuable, de nombreux dirigeants malfamés profitent de l’engouement du secteur.

  12. Des dizaines d éditeurs de logiciel pour Terminaux Point de Vente existent depuis plus de 30 ans dans ce métier. Il est impossible que les enseignes nommés aient donné leur confiance à cette société avec un système fantôme.
    Le tiroir caisse doit fonctionner en permanence, sinon le magasin fermera.

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