Voxpay, le iZettle du paiement vocal

Le 12 décembre 2019 par Magazine En-Contact

Sur un marché où n’intervenaient jusque-là qu’un acteur anglais et Paytweak, Voxpay vient cette année de signer trois deals stratégiques* avec des entreprises soucieuses de fluidifier l’expérience paiement vocal. Créée par deux ingénieurs aguerris, rompus aux subtilités du paiement et des télécom, l’entreprise française sécurise les paiements réalisés par téléphone. DTMF et conformité PCI DSS sont les deux mots clés qui expliquent sa croissance et l’intérêt qu’elle suscite.

Sorya Znaguibd – © Emil Hernon

Le Voice Commerce, en pleine croissance

Le commerce vocal, facilité par les assistants vocaux tels Google Home, Alexa, etc., excitent la terre entière. On en oublierait vite que le paiement vocal existe depuis longtemps, réalisé après une conversation ou un entretien bien argumenté avec un agent de centre d’appels ou le service abonnement d’un journal. Il est même loin d’avoir dit son dernier mot : 7 milliards de transactions sont réalisées en ligne chaque année en France et la proportion finalisée par téléphone s’établit à 8%, un chiffre stable voire en croissance. Pourquoi ? Parce que le business est mobile, comme l’énonce le premier slide de nombreuses présentations commerciales : nous achetons en mobilité avec notre nouveau compagnon, le smartphone. Mais dans le même temps, un autre chiffre croît, celui des fraudes à la carte bancaire. La question est donc d’assurer que le moment clé du paiement soit simple, sans rupture de canal et sécurisé.

La transmission du numéro de carte bleue, le moment clé

« Au moment où le client confirme sa commande, son achat de pizza, renouvelle son abonnement, le télévendeur ou le conseiller lui propose de taper son numéro de carte bleue. La technologie DTMF permet au client de taper son numéro de CB, via les touches de son clavier et les anonymise, c’est-à-dire qu’elles n’apparaissent pas à l’écran du téléconseiller, alors qu’il reste en ligne avec le client. Il n’y a pas de rupture dans la conversation, le paiement est sécurisé et tout ceci se fait en quelques secondes », explique Franck Méchineau, co-fondateur de l’entreprise. Si une dernière question intervient, que le paiement n’est pas intervenu parce que le client a mal saisi son numéro ou qu’il a une dernière objection ou question, l’agent de centre d’appels est toujours en ligne, ce qui représente un avantage majeur, ajoute-t-il. Dans le fameux tunnel de conversion, le moment du paiement est celui au cours duquel quantité de prospects ou clients abandonnent l’achat, parcours semé d’embûches qu’il faut absolument éviter.

La conformité PCI DSS, l’arme fatale pour les centres d’appels

Franck Méchineau et Sami Zaiter – © Emil Hernon

Mais si l’entreprise suscite autant d’intérêt, c’est également pour une autre raison : la crainte de fraudes et la législation sur les paiements imposent à quantité de marchands qui vendent à distance, par téléphone, d’être conformes à la norme PCI DSS, une des plus connues et contraignantes sur ce sujet. C’est à leur centre d’appels ou de télévente internalisé ou à leur prestataire en relation client de se mettre en conformité et de prévoir alors la signature d’un chèque important et un certain délai. Le recours à la technologie et aux services de Voxpay peut éviter à ces derniers cette démarche longue et onéreuse. L’entreprise ayant elle-même obtenu cette conformité, l’utilisation de sa technologie, qu’elle facture à l’usage, permet à n’importe quel start-up ou société établie d’être directement opérationnelle. Ils sont nombreux dans ce cas tout comme ceux qui constatent que le paiement vocal n’est pas désuet : un grand réseau de salles de cinéma l’a découvert à ses dépens. L’abandon de cette solution de paiement avait fait chuter les ventes de cartes. Une société caritative et un gestionnaire d’autoroutes ont fait le même constat.
iZettle, le petit boitier qui permet à quantité de petits entrepreneurs, VTC de prendre des paiements par carte bleue, a été acquis 2 billions par Paypal. Adyen a été sursouscrit lors de son entrée en bourse. Tout ce qui facilite et fluidifie le paiement est sous les radars.
Toujours indépendante, Voxpay a rempli son carnet de commande et l’un de ses associés doit parfois jouer le rôle de standardiste. « On est appelés par des commerçants qui en ont marre de leur TPE qui ne fonctionnent pas et qui cherchent une solution de paiement sur mobile, sécurisée. Ça tombe bien, c’est ce qu’on fait », indique Sami Zaiter, en souriant.
A côté de lui, la jeune responsable du bizdev, Soraya, a dû elle aussi se familiariser avec les subtilités de la technologie. « En rendez-vous, ça devient très vite technique mais tous les ingé ici m’ont fait un stage de formation accélérée », sourit-elle.

Par la rédaction d’En Contact

*Une très grande marque de maroquinerie de luxe, un assureur très militant et un fabricant d’aides à la conduite ont décidé cette année de s’appuyer sur Voxpay. L’entreprise prévoit de se déployer sur le continent africain et sera l’un des sponsors du 1er TangerCXForum, un évènement qui se tiendra en 2020.

 

 

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Commentaires

Une réponse à “Voxpay, le iZettle du paiement vocal”

  1. Je suis curieux de savoir Voxpay après avoir vu de nombreux articles à leur sujet et les récompenses qu’ils ont gagnées. Je comprends que la mise en place de la réglementation PCI DSS est un avantage majeur pour leurs clients, mais qu’est-ce qui fait le succès de Voxpay? Comme le dit l’article, le paiement vocal existe depuis longtemps, et maintenant avec autant de paiements en ligne sécurisés tels que paypal ou stripe ou les banques utilisant vérifié par visa, qu’en est-il de Voxpay qui les rend si réussies et continue d’augmenter leur stock ?

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