Les téléconseillères indiennes stérilisées à leur insu par leurs employeurs ?

Le 5 janvier 2011 par Magazine En-Contact

Le secrétaire général du Congrès Pan-Indien des Syndicats (All-India Trade Union Congress – AITUC) Gurudas Dasgupta s’est durement exprimé au sujet de l’attitude de certains call centres et sociétés de BPO, qu’il accuse d’« exploiter » leur personnel. Mais au-delà du non respect du droit du travail indien, avec des journées de travail allant jusqu’à 12 heures par jour (pour un maximum légal de 48 heures par semaine), avec le refus du droit de créer des associations, sans parler des syndicats, M Dasgupta a lancé une accusation encore plus grave dans un entretien auprès du quotidien de référence The Hindu : il aurait reçu des plaintes selon lesquelles certains centres d’appels ou sociétés de BPO administreraient des poudres contraceptives à leur employées en les mélangeant à la nourriture de la cantine, afin d’empêcher les naissances et les longs congés maternité et de réduire les frais de fonctionnement. Selon M. Dasgupta, par ailleurs parlementaire à New Delhi pour le Parti Communiste de l’Inde, ces plaintes proviendraient de nombreuses villes comme Delhi, Chennai et Bangalore.
Stérilisées à leur insu, enchaînées à leur poste de travail, violées par les chauffeurs de taxis collectifs comme on l’a vu dans d’autres articles de la presse locale … ou quand être à l’autre bout du fil revient à être à l’autre bout du fouet.

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Commentaires

18 réponses à “Les téléconseillères indiennes stérilisées à leur insu par leurs employeurs ?”

  1. Charles, tous les call centers marocains ne sont pas des tours de verre climatisées. Certains exploitent des immigrés illégaux dans des installations indignes et sans contrat de trvail. Ce n’est pas forcément mieux au maroc.

  2. Je crois moi que vous êtes pessimistes. On pourrait lier l’obtention du Label de Responsabilité sociale aux conditions de travail dans TOUTES les filiales de tel ou tel outsourceur français, et de TOUS ses fournisseurs. Encore faut-il vouloir le faire.

  3. Estevez, vous êtes bien optimiste. Les intérêts en jeu et le morcellement de l’industrie sont bien plus considérables que pour la fabrication de tel ou tel bidule. Ce serait impossible à mettre en place et à faire respecter.

  4. Une campagne de sensibilisation internationale est nécessaire pour faire cesser ce genre de choses, un peu comme cela avait été le cas contre les “sweat shops” de Nike

  5. Quelle horreur… le pire c’est que c’est possible
    Les contraceptifs chimiques sont disponible n’importe où en Inde, qui en est le premier producteur

  6. Clients, avant d’insulter un téléconseiler parce que votre téléphone ne marche pas, n’oubliez jamais ce qu’ils peuvent vivre, et notamment ce genre d’histoires

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