La Société Générale songerait à supprimer 20% de ses agences « pour s’adapter aux nouveaux usages » – mais fait-elle vraiment « évoluer son modèle relationnel » ?

Le 29 septembre 2015 par Magazine En-Contact

SOCIETE GENERALE FULL YEARS RESULTS 2011
L’information est à prendre au conditionnel : la Société Générale envisagerait, selon « certaines sources syndicales » largement reprises dans la presse a priori sérieuse, de fermer jusqu’à 20% de ses agences d’ici à 2020. Environ 400 des 2 221 agences de la « Générale » seraient donc appelées à disparaître – sans licenciements, mais en bénéficiant du non remplacement de 3 000 départs à la retraite. Si la banque ne confirme pas cette information « pour l’instant », elle ne fait pas mystère, comme la plupart de ses concurrents, de son intention de réduire sa présence physique sur le territoire. Les agences « survivantes » seraient distinguées en trois catégories : espaces de libre-service automatisés, agences moyennes avec des conseillers généralistes pour les opérations quotidiennes et grandes agences avec conseillers « experts ».
Au nom de cette évolution des usages serait aussi programmée la disparition totale du service de caisse « dans les cinq ans ».
S’il est confirmé, ce projet rejoindrait ceux déjà engagés par plusieurs autres banques, comme la Banque Populaire qui a déjà supprimé les caisses espèces de la quasi-totalité de ses agences, ou la BNP qui a mis en place une distinction similaire des types d’agences, proposant même les entretiens en visioconférence avec des conseillers experts qui ne seraient pas normalement basés dans l’agence concernée…
Le plus étonnant, c’est que jamais le terme d’économies n’est prononcé… il s’agit toujours de « s’adapter aux nouveaux usages » ou d’ « accélérer la transformation du modèle relationnel de la banque de détail en France » comme l’indique la Société Générale par voie de communiqué.
Reste à savoir si les banques ont compris que le « modèle relationnel » ne dépend pas forcément que de la technologie… mais aussi et surtout de leur capacité d’écoute du client et de ses réels besoins.
Ce dont semblent douter certains clients qui ont témoigné dans ce numéro d’En-Contact : eux pensent que si les banques sont condamnées, c’est avant tout… par leur propre « bêtise ».

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Commentaires

Une réponse à “La Société Générale songerait à supprimer 20% de ses agences « pour s’adapter aux nouveaux usages » – mais fait-elle vraiment « évoluer son modèle relationnel » ?”

  1. Les banques bénéficient d’une impunité incroyable.
    Récit de mes aventures avec HSBC à l’occasion d’un rachat de prêt qui illustre ce qu’est pour eux l’expérience client :

    -26/06 : notification par mail à mon agence levaloisienne de mon rachat de prêt au 05/09 et demande des 2 lettres de décompte (facturées 50€ l’unité)

    – 26/08 soit 2 mois après : réception de ces chères lettre sde décompte après de multiples relances…soit disant un envoi initial le 01/08 ne me serait jamais parvenu. La vie est mal faite, c’est mon seul courrier non réceptionné de l’été !

    – 04/09 : réception par le service engagement Hsbc du chèque de rachat émis par ma nouvelle banque
    – 05/09 : prélèvement de mes mensualités de prêts par Hsbc , ce qui est un non respect complet des CGV (délai de notification de 2 mois respecté, aucun délai de traitement prévu dans les clauses)

    – Chèque encaissé le 9/09…soit 3 jours ouvrés pour solder 2 lignes de prêts

    – Après de multiples relances, trop perçu lié au prélèvement du 05/09 crédité sur mon compte courant le …29/09 (J+20) avec “date de valeur au 16/09”

    Ah oui , j’allais oublié : du fait des retards de traitement (encaissement, crédir du trop perçu…) mon compte a été à découvert quelqes jours : je vous le donne en mille, HSBC m’a facturé des agios !!

    Mieux vaut en rire…si ce n’était de l’escroquerie pure et simple : Hsbc joue la montre sur le traitement des rachats de prêts, ça permet de gratter des intérêts intercalaires indus, des agios et accessoirement se faire de la tréso pas chère sur le dos des clients !

    A défaut de voir l’Etat s’occuper du cas des banques, prions pour que les fintechs leur mettent le gros coup de pied au cul qu’elles méritent !

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