Fin de partie pour le centre d’appels IPG dans le Nord, filiale de Koramic, à Paris les affaires continuent

Le 26 avril 2017 par Magazine En-Contact

Christian Dumolin

Les centres d’appels, c’est une affaire de contacts, de clients et de directeurs de sites. Christian Dumolin, le propriétaire de la holding Koramic, qui avait démarré ses acquisitions externes en France dans le secteur des centres d’appels en rachetant un des sites de Call-Expert vient de le redécouvrir. Heureusement, l’énergie de son directeur général France, Fabrice Pery-Kasza permet d’éviter la casse sociale.

Les 32 salariés d’IPG vont bientôt connaître un nouvel employeur, pour 30 d’entre eux, deux restant pour l’instant sans perspective de réembauche à court terme. En effet, l’ex site de Call-Expert qui avait été racheté par IPG en février 2014, vient de déposer son bilan après la perte de son seul client Partenord, qui a choisi un autre prestataire pour assurer son service client.

« C’est la faute à pas de chance » indique Christian Dumolin, un entrepreneur richissime de Belgique qui nous a appelés depuis Shanghai où il était en voyage d’affaires hier, dont la holding diversifiée avait démarré en effet son incursion dans le secteur des centres d’appels par le rachat de ce site nordique, du tristement célèbre Call-Expert. « Nous avons cherché des nouveaux clients pendant longtemps, rencontré des réelles difficultés à recruter un manager local et, parfois, les affaires finissent mal. Mais je tiens à préciser que nous avons fait de réels efforts pour replacer ou proposer des perspectives à tous les anciens salariés. »

C’est en effet Fabrice Pery-Kasza, directeur général d’IPG France et ex-dirigeant de Affaires de contact qui s’est chargé de contacter son réseau et d’autres centres d’appels pour tenter de diminuer l’impact social de cette fin de partie malheureuse. Lui-même, co-fondateur de Affaire de contacts, a vu son affaire reprise à la barre du Tribunal de Commerce par IPG et a pu depuis (voir interview) redonner un élan à ses différents centres d’appels situés en France. « Je suis fatigué car tous ces contacts ont nécessité beaucoup d’appels mais le principal est que tous les salariés puissent retrouver facilement du travail. » A la question « Comment se fait-il qu’un entrepreneur avisé tel que Christian Dumolin puisse ne pas voir le risque majeur que représente une situation de quasi-dépendance vis-à-vis d’un client ? », l’ex-dirigeant d’Affaire de contacts indique qu’un autre facteur a joué : « le site est localisé dans une zone qui n’a pas donné du tout envie, malheureusement, aux quelques prospects que nous avons réussi à y amener, et le groupe a peut-être fait une erreur en cherchant à tout prix à faire diriger par le site par un manager du Nord. »

On peut être donc un entrepreneur avisé*, capable de reprendre des entreprises de céramique en France, comme récemment et parfois connaître l’échec. Dans le Que sais-je ? (qui reste à écrire) sur comment créer et développer un centre d’appels en France, Fabrice Pery-Kasza et son actionnaire viennent de proposer une nouvelle entrée : il vaut mieux avoir plusieurs clients, parfois ceux-ci vous quittent rapidement parce qu’un autre prestataire propose moins cher, mais avec quelques bons contacts et un téléphone, on peut aussi faire que le chômage ne soit pas la seule issue. Dans le même temps, Conduent (l’entité centre d’appels de Xerox) annonçait en effet son installation et sa perspective de recrutement de 200 postes. Le Nord, comme disait Michel Galabru dans Bienvenue chez les Ch’ti, c’est particulier. Le secteur des centres d’appels aussi.

Afin de permettre à nos lecteurs de disposer d’une vision actualisée des plus grands acteurs européens et mondiaux des centres d’appels et du BPO, En-Contact consacrera son prochain dossier du mois au sujet suivant
« Guide Michelin » des outsourcers de centres d’appels : qui sont les champions de France, champions du monde, champions d’Afrique et qui décerne les macarons ?

NB : IPG à Roubaix était une société indépendante et IPG Contacts Services est une deuxième entité comprenant des sites à Vendôme, Chartres, Paris, Rabat, dirigée par Fabrice Pery-Kasza.

Par Manuel Jacquinet

*Koramic emploie directement et indirectement 6 000 salariés

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Commentaires

2 réponses à “Fin de partie pour le centre d’appels IPG dans le Nord, filiale de Koramic, à Paris les affaires continuent”

  1. françois , questions passionnantes mais il faut corriger les fautes et coquilles 🙂
    Safig ( Sagig ) , inférieure( inférieur),
    c’était juste pour indiquer que les commentaires ne sont pas encore modérés par des robots :):)
    signé le Poulpe.

  2. 1/ Comment la ville de Roubaix appuyée par la MEL (Lille Métropole) et le Conseil Régional ont-ils accordé des subventions à Call Expert et lui ont cédé, gratuitement un fonds de commerce et ses salariés (Ex SAGIG) sans valider le sérieux de son offre alors qu’à 400 mètres de là se trouvait une entreprise présente sur le marché depuis 17 ans et reconnue pour la qualité de son travail ?

    2/ Comment le Tribunal de Commerce d’Amiens appuyé par les collectivités a-t-il pu accepter une offre inférieur à une offre provenant d’une entreprise locale ayant 17 ans d’existence sans se préoccuper du tissu local.

    Dans les 2 cas une implantation, avec le concours des collectivités et apportant des aides en nature ou financières, d’une concurrence sans se préoccuper de ce qui est déjà en place. Dans les 2 cas un échec. Quel gâchis et quelle image désastreuse pour les collaborateurs et notre métier !

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