Désolé de vous déranger, mais…

Le 23 août 2018 par Magazine En-Contact

Au cinéma, le plus difficile c’est quand on sort de la salle, écrivait plus ou moins Céline, qui n’a pas dit que des bêtises. On va s’y réfugier, y croire et rêver que les histoires d’amour finissent bien ou que les méchants sont punis à la fin. Mais 3 autres bonnes raisons peuvent, doivent inciter les spécialistes des call centers, des hotlines à s’intéresser au 7ème art dès la rentrée ou en août, cette année et ensuite…

1/Les salles obscures et leurs exploitants s’occupent de l’expérience spectateurs, eux aussi, à cause de la vive concurrence de Netflix et des autres plateformes de svod. Ils doivent gérer et prendre en compte, eux aussi, de multiples détails qui peuvent compromettre ce parcours client. La clim’ qui ne fonctionne pas ou le spectateur bruyant, UGC ou le directeur de la Pagode n’y peuvent rien mais l’avis du spectateur en sera « impacté ».

2/Deux films récemment sortis mettent en scène, l’un de façon tragique et le second sur un mode également dramatique, des agents de centres d’appels. Dans le premier, le protagoniste de l’histoire, policier, tente de sauver la jeune femme qui l’appelle. Huis clos terrible + casque Jabra + design sonore impressionnant = The Guilty transforme l’essai.

Dans le second, le héros de l’histoire doit « parler comme un blanc » pour progresser dans sa société de télémarketing et surtout affronter et résoudre un dilemme cornélien. Sorry to bother you, qui devrait sortir prochainement en France, est stupéfiant.

Les deux films démontrent -et c’est réconfortant- que des budgets de réalisation modestes, des premières expériences cinématographiques, produites en mode indépendant ne signifient pas efficacité réduite.

3/Une grande partie des très grands films indépendants de qualité produits aux USA l’ont été ces dernières années grâce au soutien décisif de Annapurna Pictures (qui a coproduit Sorry to bother you). Basé en Californie, le studio a été créé et est dirigé par une certaine Mme Ellison ; fille d’un certain Larry… D’une certaine façon, Oracle fait du bien au cinéma mondial.

Par Manuel Jacquinet

 

Découvrez l’expérience de David, serial spectateur…

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