« Chez Wynd, l’écart entre ce qui est vendu et le produit réel est abyssal »

Le 3 octobre 2019 par Magazine En-Contact

En-Contact publie des témoignages et rappelle les faits.
A la suite du 1er témoignage d’un ex-chef de projet développeur, notre magazine publie le commentaire qui a été posté à la suite du premier article.
Il a été rédigé par un internaute qui se présente comme ex-salarié.

« Comme d’habitude, les gens extrapolent l’article, article qui il faut le dire reste tout de même trop vague. Les faits, c’est que le co-fondateur Ismael a bien un mauvais caractère, et qu’il lui arrive d’avoir une attitude très dure envers ses collaborateurs, mais aussi qu’Il est un excellent vendeur et séducteur (c’est à peu près la même chose). Il est vrai également qu’en quittant l’entreprise, nous sommes encouragés a laisser des avis positifs sur des sites comme Glassdoor, en nous prévenant que « le monde est petit », traduisez « vous dites du mal de nous, on fera de même ». Conséquence logique de cette tension permanente, presque toxique qui imprègne régulièrement les bureaux de cette entreprise. Ensuite, il n’est pas surprenant que Wynd, comme beaucoup de société de la tech, exagère dans sa communication, que les mots sont en avance sur le produit. C’est le cas partout, en Californie, en Chine, même en Europe ou des millions sont levés soit pour des entreprises qui n’ont rien mis à part « une vision stratégique » ou des résultats nets négatifs même après 5 ans. Rien de nouveau sous le soleil. Selon vous, qui est le personnage le plus toxique entre Musk, Jobs, les petits managers de chez Lidl et Mr. Ould ? Selon moi, pas le dernier. Mr. Ould semble manipulateur, trait de caractère que beaucoup de dirigeants possèdent, ce qui non sans l’excuser ne vaut pas selon moi l’écriture de cet article diffamatoire. Cette entreprise a certes un turnover très élevé, conséquence quasi-directe de ce climat de pression interne, mais qui est loin d’être infernale. Cependant, et en réalité, ce qui étonne chez Wynd, c’est l’AMPLEUR du décalage entre ce qui est vendu et la réalité du produit. Pas le fait que ce décalage existe, mais bel et bien sa mesure. En effet, NON, on ne peut PAS dire qu’il y a « zéro » produit. On peut dire en revanche que si l’on mesurait l’écart entre ce qui a été communiqué et le produit réel, l’écart est abyssal. Par conséquent, je doute fort que la dernière levée de fonds de Wynd serve réellement à principalement « se développer à l’international », étant donné qu’il n’existe pas de produit omnicanal standardisé, et pour cause : cet environnement technique est très complexe, du paiement au gestion des commandes, stocks, catalogue, avec les normes européennes, les logiciels utilisés par les clients, la sécurité… En réalité, Wynd prend de très gros risques avec cette levée de fonds, le fondateur dilue davantage sa part (sûrement passé minoritaire) et mise tout sur cette levée pour que son produit rattrape ce qui a été annoncé. Stupéfiant. Niveau produit, c’est selon moi une levée seed de 72 millions, à la seule différence que Wynd possède une expérience, une confiance, un réseau, et, il faut le dire, des réussites ponctuelles, entendre par là des projets plutôt isolés, conduits avec succès chez les clients mis en avant (Monceau, Carrefour, Galeries Lafayettes, etc.). Ainsi, Wynd NE MENT PAS au-delà de l’exagération propre au langage commercial (qui est quintuplée dans le monde de la tech, aller chez Vivatech et y revenir l’année suivante suffit pour le vérifier soi-même), cette société ne vend PAS que du vent, et son dirigeant n’est PAS un escroc qui piège ses clients et collaborateurs. C’est une société très imparfaite, plutôt arrogante, cherchant les raccourcis (appelés ‘shortcuts’ outre atlantique), et qui découvre année après année que ces petites ou moyennes réussites ne sont pas ‘scalable’, d’où cet un incroyable défi qui l’attend. Cela reste malgré tout un exploit commercial, un potentiel énorme, une entreprise où l’on PEUT postuler sans grande crainte si l’on est robuste, travailleur et résiliant. Adossée à cette entrée dans le Next 40, cette dernière levée de fonds gigantesque en fait une prise de risque remarquable, et je souhaite sincèrement à Mr Ould et toute l’équipe de Wynd de réussir. En effet, n’oublions pas les équipes qui travaillent quotidiennement pour développer ce produit immensément complexe, les commerciaux eux-mêmes parfois tiraillés entre vérité, attente des clients, attente du produit, et exigences de la direction. Ne fragilisons pas davantage cette entreprise française jeune et audacieuse. Si elle doit échouer, elle s’écroulera. Ses employés sont jeunes, ils se relèveront. Ses clients sont immenses, ils y perdront une goûte sur leur compte de résultat. Mais si elle réussit, on s’en félicitera, s’en vantera à l’étranger, et des emplois seront crées. Laissons à Wynd le bénéfice du doute. »

 

 

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